Yaloké : Un occupant refuse de libérer des propriétés confisquées et les détruit, la destruction systématique se poursuit

Centrafrique : à Yaloké, le criminel GBAKOUNDE Samuel refuse d'évacuer les concessions des familles musulmanes qu'il a confisquées depuis plus de 10 ans
Photo via Corbeaunews-centrafrique

À Yaloké, en Centrafrique, GBAKOUNDE Samuel est accusé d'occuper des terrains et des habitations appartenant à des familles musulmanes. Cet occupant refuse de libérer les propriétés confisquées et procède à leur destruction. La destruction de ces biens viserait à effacer toute trace d'habitation et à empêcher la réinstallation de leurs propriétaires légitimes, selon les informations rapportées. Cette situation, qui perdure depuis plus d'une décennie, soulève de sérieuses préoccupations quant au respect des droits de propriété et à l'application de la loi dans la région.

Contexte de la crise et occupation prolongée

Ces propriétés ont été confisquées à la suite de la crise survenue en 2013 en Centrafrique, une période de troubles majeurs qui a entraîné des déplacements massifs de populations et la saisie illégale de biens. C'est dans ce contexte que GBAKOUNDE Samuel a pris possession de ces parcelles privées, situées notamment à Yaloké. Il occupe ces terrains sans disposer des documents légaux requis, et ce, depuis plus de dix ans. Cette occupation prolongée sans titre légal est au cœur du litige, empêchant les propriétaires légitimes de retrouver leurs biens et de se réinstaller dans leurs foyers.

Actions de destruction systématique et leurs motivations

GBAKOUNDE Samuel procède à des destructions systématiques des habitations situées sur les concessions qu'il occupe à Yaloké. Ces actions de démantèlement et de destruction visent spécifiquement les maisons bâties sur ces propriétés. Les informations rapportées indiquent que les structures sont méthodiquement démolies, ne laissant derrière elles que des ruines. Cette destruction des biens a pour objectif manifeste d'effacer toute trace d'occupation antérieure et, par conséquent, d'empêcher le retour des propriétaires légitimes sur leurs terres. En anéantissant les structures existantes, l'occupant cherche à rendre toute réinstallation difficile, voire impossible, pour les familles musulmanes dont les biens ont été confisqués. Ces propriétés, confisquées depuis la crise de 2013, sont occupées par GBAKOUNDE Samuel sans documents légaux depuis plus de dix ans, ce qui renforce le caractère illégal de ses agissements.

Tentatives de résolution infructueuses et résistance de l'occupant

Face à cette situation persistante, les autorités locales, incluant des figures clés comme le préfet, le sous-préfet, le maire, l'adjoint au maire et le procureur, sont intervenues à plusieurs reprises pour tenter de résoudre la situation à Yaloké. Malgré leurs efforts et leurs démarches, ces tentatives n'ont pas abouti à une résolution pacifique ou à un quelconque progrès. GBAKOUNDE Samuel refuse catégoriquement tout dialogue avec ces représentants des autorités locales ainsi qu'avec les instances judiciaires, créant un blocage institutionnel. Son refus de coopérer entrave toute tentative de médiation ou de règlement à l'amiable. En conséquence de ces destructions et de son entêtement, une plainte pénale pour démolition volontaire est actuellement en cours de traitement par le bureau du procureur. Cette plainte vise directement GBAKOUNDE Samuel et ses complices présumés, marquant une escalade judiciaire dans ce conflit foncier.

Recours juridique de la famille HODI et la quête de justice

Parmi les familles affectées, la famille de HODI Alidou cherche activement à récupérer sa propriété située dans le quartier de Bandoro 4, un lieu stratégique près de la station Tradex. Les membres de la famille HODI ont été contraints à l'exil en 2013, à la suite de la crise qui a déraciné de nombreuses communautés. Cette expulsion forcée les a privés de leur foyer et de leurs biens pendant de nombreuses années. Les héritiers de HODI Alidou, déterminés à faire valoir leurs droits, ont déposé une plainte formelle. Cette action en justice exige non seulement l'expulsion immédiate de l'occupant, GBAKOUNDE Samuel, mais aussi la cessation de tous les abus constatés, notamment les destructions systématiques. La famille réclame une compensation financière substantielle pour les dommages subis et la perte de jouissance de leur propriété.

Pour appuyer leur démarche, la succession HODI Alidou a officiellement déposé une requête auprès du Tribunal de grande instance de Yaloké le 11 septembre 2026. Cette requête vise à faire valoir leurs droits de propriété et à obtenir réparation. La légitimité de leur revendication est solidement établie : feu HODI Alidou avait acquis ce terrain le 30 juillet 1998, bien avant le début de la crise. La transaction d'achat avait été scellée devant le maire de la Commune d’élevage de Yaloké, attestant de la légitimité et de la validité de la propriété. Ce document officiel constitue une preuve irréfutable de la propriété légitime de la famille HODI, renforçant leur dossier judiciaire dans leur lutte pour récupérer leurs biens et obtenir justice.