Un cadre du MCU critique la gestion du cas Dologuélé et appelle à l'unité nationale

Nationalité de Dologuélé : Jean-Jacques, un partisan du MCU, sort de sa réserve et appelle Touadéra à « cesser les mesquineries » et à rassembler les Centrafricains
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Un cadre du parti MCU (Mouvement Cœurs Unis), Jean-Jacques, a vivement critiqué la gestion du cas d'Anicet-Georges Dologuélé et appelé à l'unité nationale en République centrafricaine. Il a exprimé sa « stupéfaction » face au refus de passeport de Dologuélé, pourtant « un fils du pays ».

« Je ne suis pas un partisan de monsieur Dologuélé en fait de l’URCA et compagnie, mais se trouve que c’est un fils du pays », a déclaré Jean-Jacques, précisant : « Je suis membre du MCU, je suis cadre même du MCU, je ne comprends pas et j’exprime ma stupéfaction ». Il a exhorté le président Faustin-Archange Touadéra à « cesser les mesquineries » et à « rassembler tous les fils de la République centrafricaine ».

Critique de la procédure gouvernementale

Jean-Jacques, cadre du MCU, s'est publiquement exprimé sur la polémique concernant la nationalité et le passeport d'Anicet-Georges Dologuélé. Il a déclaré être « choqué » par la manière dont le dossier de l'opposant est traité, soulignant que « si aujourd’hui je sors de ma réserve tout en étant à l’intérieur du MCU, c’est parce que je suis choqué en fait, je suis choqué ». Il a rappelé que Dologuélé est « né en République centrafricaine, de parents centrafricains, il a occupé des hautes fonctions ».

Le responsable du MCU a établi un parallèle entre la situation de M. Dologuélé et celle de ressortissants étrangers. Il a fait remarquer que « qu’il y a des Libanais, des Libano-syriens, des gens qui ont la peau blanche et qui sont au Conseil économique et social, qui sont même députés même en République centrafricaine ». Il a ainsi exprimé son incompréhension qu'un « fils du pays de père et de mère centrafricains, même s’il est dans l’opposition et puis le premier dans l’opposition, on lui refuse son passeport ».

Jean-Jacques a également critiqué les arguments juridiques avancés par Évariste Ngamana, porte-parole du gouvernement, concernant la nationalité de Dologuélé. Il a affirmé : « Je ne comprends pas cette espèce de pseudo casuistique juridique monsieur Ngamana, porte-parole du gouvernement essaie d’expliquer l’inexplicable dans une espèce de casuistique juridique mais à deux balles en fait, porte-parole du gouvernement pour essayer de justifier l’injustifiable. » Il a insisté sur le fait que « cette haine intra-centrafricaine qui s’exprime, moi Dologuélé c’est pas ma tasse de thé, je l’ai combattu à l’intérieur de l’URCA, mais il en demeure pour moi que c’est un fils de la République centrafricaine ».

Appel à l'unité et à la raison

Dans sa déclaration, Jean-Jacques s'est adressé directement au président Faustin-Archange Touadéra, l'exhortant à mettre fin aux « mesquineries » et à rassembler tous les Centrafricains. « À un moment donné il faut cesser, il faut rassembler, nous devons être rassemblés et tu es le président du rassemblement des Centrafricains, il faut rassembler tout le monde pour être en ordre de bataille », a-t-il déclaré, soulignant que le président de la République centrafricaine devrait chercher à unir la nation. Il a également ajouté : « Même s’il y a des conflits interpersonnels entre mon aîné, monsieur Faustin-Archange Touadéra, et son challenger, voilà, pour essayer de justifier l’injustifiable, il faut arrêter ». Le cadre du MCU a rappelé au chef de l'État son rôle de rassembleur en affirmant : « Tu es le président de la septième République, il faut cesser les mesquineries et essayer de rassembler tous les fils de la République centrafricaine à l’intérieur et c’est ça la grandeur. » Il a conclu son interpellation en disant : « C’est moi ton petit frère Jean-Jacques qui te parle, à un moment donné il faut rassembler, il faut cesser les petits ».

Jean-Jacques a par ailleurs invoqué le contexte régional et les défis sécuritaires pour justifier l'urgence de l'unité nationale. Il a cité les développements politiques et sécuritaires au Niger, au Tchad et la situation à Am Dafock comme des raisons impérieuses pour la République centrafricaine de consolider son unité. Selon lui, ces événements soulignent la nécessité pour le pays de se montrer uni face aux menaces extérieures et aux instabilités régionales. Cette approche, a-t-il insisté, permettrait à la République centrafricaine d'être « en ordre de bataille » et de faire face aux enjeux du moment.

Position et motivations de Jean-Jacques

Jean-Jacques, cadre du Mouvement Cœurs Unis (MCU), a exprimé sa conviction qu'Anicet-Georges Dologuélé est victime d'un traitement injuste. Il a affirmé que « monsieur Dologuélé est né en République centrafricaine, de parents centrafricains, il a occupé des hautes fonctions ». Le responsable du MCU a manifesté son incompréhension face à la situation, déclarant : « Je ne comprends pas qu’un fils du pays de père et de mère centrafricains, même s’il est dans l’opposition et puis le premier dans l’opposition, on lui refuse son passeport ». Il a par ailleurs souligné que « qu’il y a des Libanais, des Libano-syriens, des gens qui ont la peau blanche et qui sont au Conseil économique et social, qui sont même députés même en République centrafricaine ». Jean-Jacques a précisé que cette injustice le poussait à s'exprimer : « Et si aujourd’hui je sors de ma réserve tout en étant à l’intérieur du MCU, c’est parce que je suis choqué en fait, je suis choqué ».

Jean-Jacques a explicitement déclaré ne pas être un soutien politique d'Anicet-Georges Dologuélé ni de son parti, l'Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA). « Je ne suis pas un partisan de monsieur Dologuélé en fait de l’URCA et compagnie, mais se trouve que c’est un fils du pays », a-t-il affirmé. Il a ajouté : « Je suis membre du MCU, je suis cadre même du MCU, je ne comprends pas et j’exprime ma stupéfaction, je sors de ma réserve pour exprimer ma stupéfaction en fait au regard de ce qui se passe ». Jean-Jacques a insisté : « cette haine intra-centrafricaine qui s’exprime, moi Dologuélé c’est pas ma tasse de thé, je l’ai combattu à l’intérieur de l’URCA, mais il en demeure pour moi que c’est un fils de la République centrafricaine ».