Trois morts dans un glissement de terrain sur un site minier artisanal

Vue du chantier minier d’Ekinga, à 58 km de Nola, soupçonné d’être à l’origine des décès liés à la consommation de l’eau de la rivière. Photo : RNL/Firmin Bengué Milao, novembre 2025.
Photo: RNL/Firmin Bengué Milao via Radiondekeluka

Voici l'article étendu :

Trois personnes ont trouvé la mort le 14 juillet des suites d'un glissement de terrain survenu vers 9h00 du matin. Cet incident tragique s'est produit sur un site minier artisanal, localisé dans le village de Soura, près de Bossemptélé, au sein de la préfecture de l'Ouham-Pendé. Le bilan provisoire fait état de trois victimes confirmées, soulignant la dangerosité inhérente à ce type d'exploitation. Les autorités locales ont rapidement été alertées et ont mis en place des mesures d'urgence pour gérer la situation et venir en aide aux personnes affectées par ce drame.

Opérations de recherche en cours

Des opérations de recherche sont actuellement en cours afin de localiser d'éventuelles victimes supplémentaires. Les équipes de secours s'emploient à fouiller les débris du glissement de terrain qui a frappé le site minier artisanal de Soura. La zone, située près de Bossemptélé dans la préfecture de l'Ouham-Pendé, est sous surveillance tandis que les efforts se poursuivent sans relâche pour s'assurer qu'aucune autre personne n'a été ensevelie sous les tonnes de terre et de roches. La complexité du terrain et l'instabilité résiduelle du site compliquent les opérations, nécessitant une approche prudente et méthodique. Les autorités locales coordonnent ces actions, mobilisant des ressources humaines et matérielles pour quadriller la zone sinistrée et identifier toute trace de survivants ou de corps. L'objectif principal est de s'assurer que toutes les personnes potentiellement présentes sur le site au moment du glissement de terrain sont prises en compte.

Contexte de l'exploitation minière

Le site minier de Soura, où le glissement de terrain a eu lieu, était exploité par des individus opérant de manière artisanale. Ces activités sont courantes dans la région, où de petits exploitants indépendants fouillent le sol pour extraire des minerais, souvent avec des moyens rudimentaires. Cette forme d'exploitation minière est fréquemment caractérisée par l'absence d'infrastructures de sécurité professionnelles et par un cadre réglementaire moins strict que celui des grandes opérations industrielles. Les travailleurs sur ces sites, généralement des habitants locaux, dépendent de cette activité pour leur subsistance, malgré les risques inhérents liés à la stabilité des terrains et aux conditions de travail. L'extraction se fait souvent à mains nues ou avec des outils simples, creusant des puits et des galeries sans étayage adéquat, ce qui rend ces installations particulièrement vulnérables aux intempéries ou aux mouvements de terrain, comme ce fut le cas à Soura. La pression économique pousse ces mineurs à prendre des risques considérables pour subvenir aux besoins de leurs familles, transformant ces sites en lieux de travail précaires et potentiellement mortels.

Appels à la régulation

Des voix s'élèvent pour demander au gouvernement de réglementer cette activité minière artisanale. La dangerosité de ces sites, où les mineurs opèrent souvent sans équipement de sécurité adéquat ni supervision technique, est régulièrement mise en avant. Le drame survenu à Soura note de manière poignante les risques encourus par les travailleurs engagés dans l'extraction informelle de minerais. Cet événement tragique renforce l'argumentation de ceux qui plaident pour une intervention étatique plus forte. Les partisans d'une régulation accrue estiment qu'un encadrement législatif et des contrôles plus stricts sont nécessaires pour prévenir de futurs accidents similaires. Ils appellent à la mise en place de mesures concrètes, telles que la formation des mineurs aux bonnes pratiques d'exploitation, l'inspection régulière des sites pour évaluer leur stabilité et leur conformité, et l'application de normes de sécurité minimales obligatoires. Une telle démarche viserait à concilier la nécessité économique de l'exploitation minière artisanale pour les communautés locales, qui en dépendent pour leur survie, et l'impératif absolu de protéger la vie et l'intégrité physique des travailleurs qui s'engagent dans cette activité risquée.