La localité de Ouanda-Djallé a été récemment le théâtre d'événements significatifs, survenus à la suite du second tour des élections législatives. Ce scrutin, qui s'est déroulé le dimanche 26 avril 2025, a marqué le début de tensions post-électorales palpables dans la région. Ces incidents, qui ont depuis pris une tournure personnelle, mettent en lumière les répercussions des résultats électoraux sur la vie locale et les relations interpersonnelles.
Défaite électorale et appel à la confrontation
Au cœur de ces tensions se trouve la défaite de l'ancien ministre Come Hassan, candidat du parti MCU, qui a été largement battu au second tour des élections législatives par le député sortant à Ouanda-Djallé. Cette défaite est d'autant plus marquante qu'elle intervient après un premier tour des élections législatives qui s'est tenu le 28 décembre 2025 dans la même localité. Dans ce contexte électoral tendu, Mariame Fotor, l'épouse de l'ancien candidat, a pris une initiative qui a rapidement fait parler d'elle. Elle a organisé une rencontre avec l'étudiant Adam Lion, une confrontation qui est censée avoir lieu à l'intersection de Marabena, située dans le 5ème arrondissement de Bangui. L'appel à cette confrontation physique a été perçu comme une escalade des tensions post-électorales, transformant une défaite politique en un différend personnel et public.
Antécédents et méthodes de Mariame Fotor
Mariame Fotor, l'épouse de l'ancien candidat Come Hassan, a donc convoqué un jeune étudiant à une confrontation physique, une démarche qui a suscité de nombreuses réactions. Cette initiative s'inscrit dans un contexte post-électoral particulièrement tendu à Ouanda-Djallé, exacerbé par la défaite de son mari aux législatives. La nature de cette convocation, qui vise directement un jeune homme, a interpellé de nombreux observateurs de la scène politique locale.
Cette approche, cependant, n'est pas inédite pour Mariame Fotor. Selon des témoignages recueillis, son comportement actuel s'inscrit dans un schéma d'actions déjà observées par le passé. Plusieurs mois auparavant, elle s'était rendue dans le quartier de Combattant, accompagnée de sa mère, afin d'affronter une autre femme. Cet incident précédent suggère un modèle de comportement récurrent impliquant des confrontations directes et des tentatives de règlement de différends par des voies non conventionnelles. Ces antécédents renforcent l'idée que l'appel à la confrontation avec l'étudiant n'est pas un acte isolé, mais plutôt une manifestation de méthodes qu'elle a déjà employées dans le passé pour gérer des situations perçues comme conflictuelles.
Le rôle de Come Hassan et le soutien aux étudiants
La figure de Come Hassan, dont la défaite a été confirmée au second tour des élections législatives, est également centrale dans cette affaire. Il est à noter que Come Hassan avait pourtant accédé à ce second tour dans des conditions jugées controversées concernant son investiture, ce qui avait déjà alimenté des discussions avant même le scrutin final. Son parcours politique est également marqué par un engagement auprès de la jeunesse. Come Hassan louait et finançait depuis plusieurs années une maison à Bangui, destinée spécifiquement à héberger des étudiants et des élèves originaires de Ouanda-Djallé. Cette initiative visait à soutenir concrètement leur parcours scolaire et universitaire dans la capitale, offrant un logement et un cadre propice à leurs études. Ce soutien à la jeunesse contraste avec la situation actuelle impliquant son épouse et un étudiant, ajoutant une couche de complexité aux dynamiques locales.
Diffusion de l'incident et réactions locales
L'étudiant en question, qui réside à Bangui, est connu pour être un sympathisant du député sortant, vainqueur des élections face à Come Hassan. Selon des habitants de Ouanda-Djallé contactés à Bangui, cette convocation à une confrontation physique n'est pas la première du genre de la part de Mariame Fotor ; il s'agirait d'au moins la quatrième fois qu'elle agit de cette manière, ce qui corrobore l'idée d'un comportement récurrent. L'incident a été rendu public par l'étudiant lui-même, qui a choisi de partager son expérience sur les réseaux sociaux. Il a publié son témoignage détaillé dans le groupe en ligne « carrefour politique de Ouanda-Djallé », permettant ainsi à un large public d'être informé de la situation. Dans son témoignage, l'étudiant a également identifié nommément Adam Lion comme la personne qui aurait transmis son numéro de téléphone à Mariame Fotor, pointant du doigt une tierce personne dans cette affaire. Cet article a été rédigé par Serge Binguimalé.