Fidèle Gouandjika, ministre conseiller à la présidence de la République centrafricaine, a publiquement exprimé son désaccord avec l'actuel exécutif en place à Bangui. Lors d'une intervention remarquée le 23 octobre 2026, il a fermement critiqué la gestion des affaires publiques par les autorités. Fidèle Gouandjika a déclaré : « L’incompétence totale, ce gouvernement, c’est l’incompétence totale ». Cette prise de position marque une rupture publique au sein de l'appareil d'État dirigé par le président Faustin-Archange Touadéra. Les critiques formulées par le ministre conseiller visent directement les membres de l'équipe gouvernementale actuelle. Les tensions politiques se cristallisent désormais autour de ces déclarations, alors que le climat au sein des institutions centrafricaines reste sous haute surveillance.
Une critique acerbe de l'exécutif
Fidèle Gouandjika a formulé un jugement sévère sur le bilan du gouvernement dirigé par Félix Moloua, qualifié de Moloua 3, à l'issue de ses cent premiers jours d'exercice. Le ministre conseiller a pointé du doigt ce qu'il perçoit comme une gestion inefficace des dossiers nationaux depuis l'entrée en fonction de cette équipe ministérielle.
Dans le cadre de ses propositions visant à renflouer les caisses de l'État centrafricain, Fidèle Gouandjika a préconisé l'instauration d'une taxe de 21 % sur les propriétés locatives. Cette mesure, selon lui, permettrait de générer des revenus fiscaux supplémentaires nécessaires au fonctionnement des services publics. Il estime que le secteur immobilier représente un levier de mobilisation de ressources insuffisamment exploité par les autorités actuelles.
Fidèle Gouandjika a par ailleurs dénoncé l'ampleur de la fraude dans plusieurs secteurs stratégiques de l'économie nationale. Il a affirmé que les activités de contrebande touchant le diamant, l'or et le bois privent le budget de l'État de revenus substantiels. D'après ses allégations, les circuits illicites de commercialisation de ces matières premières empêchent la captation de recettes douanières et fiscales indispensables pour le développement du pays.
Les services des douanes font également l'objet d'accusations précises de la part du ministre conseiller. Fidèle Gouandjika a mis en cause l'intégrité de ces services, évoquant des pratiques de corruption au sein de l'administration douanière. Il a soutenu que le manque de contrôle rigoureux sur certains transports commerciaux favorise la circulation de marchandises en dehors des circuits légaux, échappant ainsi à toute taxation ou surveillance réglementaire. Ces critiques s'inscrivent dans une volonté affichée par le ministre conseiller de réformer les mécanismes de recouvrement des recettes publiques face à ce qu'il qualifie de défaillances systémiques.