Près de Markounda, des tensions internes au Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) ont failli dégénérer le mercredi 13 mai 2026. Vers 18h00, des unités fidèles à l'ancien chef d'état-major Didot Ali ont encerclé la base de commandement du MPC, Didot Ali rejetant son limogeage et affirmant maintenir son autorité. Une confrontation a été évitée de justesse grâce à l'intervention, vers 19h00, d'une trentaine d'éléments de l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), menés par Ali Darassa.
Escalade évitée par l'intervention
La base de commandement du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), théâtre de ces tensions, se situe à environ vingt kilomètres du chantier de construction de Fiestes. Cette proximité géographique avec une zone d'activité potentiellement sensible note le risque d'extension des troubles si la situation avait dégénéré.
Les hommes fidèles à Didot Ali, l'ancien chef d'état-major du MPC, ont formulé une exigence claire et non négociable lors de l'encerclement de la base. Ils ont en effet réclamé le désarmement du nouvel état-major, dont la nomination par Ahmat Chaltout, le président du MPC, est à l'origine de la crise. Cette demande témoigne d'une contestation profonde de la réorganisation interne du mouvement.
Contexte de la division interne
La destitution de Didot Ali, l'ancien chef d'état-major, est intervenue le 5 mai, décidée par le leader du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), Mahamat Alkhatim, pour insubordination. Cette décision a ouvert la voie à la crise actuelle au sein du groupe armé. Ahmat Chaltout, le nouvel homme nommé à la tête de l'état-major, a ensuite exigé la soumission immédiate de tous les combattants du MPC. Il a également menacé de sanctions ceux qui ne se plieraient pas à cette directive. Cette injonction a accentué les tensions préexistantes, menant à l'encerclement de la base de commandement par les hommes fidèles à Didot Ali.
Les conditions de la médiation
Les médiateurs de l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) ont imposé un cessez-le-feu immédiat, arguant de la présence de familles et d'enfants sur le site. Les forces de l'UPC ont averti que « tout individu ouvrant le feu sera immédiatement neutralisé et désarmé ». Cette intervention a permis de prévenir une escalade violente entre les factions rivales du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) près de Markounda, où les hommes de Didot Ali avaient encerclé la base de commandement. La fermeté des médiateurs a été clé pour désamorcer la situation tendue.
Implications pour la région
La division interne du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) se manifeste désormais par l'existence de deux blocs hostiles dans la zone minière de l'Ouham. Cette scission, résultant des récents événements près de Markounda, pourrait avoir des répercussions sur la stabilité de cette région déjà sensible. La présence de factions armées antagonistes dans une zone d'extraction de ressources fait craindre une aggravation des tensions sécuritaires et un impact potentiel sur les activités économiques locales. La situation note la fragilité de l'équilibre des forces en présence et les défis de la consolidation de la paix.