Tensions entre le gouvernement centrafricain et l'UNOPS sur des projets d'infrastructure

Centrafrique : réaction de l’UNOPS à la dénonciation de non-exécution des travaux du gouvernement
Photo: UNOPS via Radiondekeluka

Le gouvernement centrafricain a dénoncé, le 24 août, des lacunes persistantes de l'UNOPS dans l'exécution de projets d'infrastructure destinés aux populations du Nord-est centrafricain, selon un communiqué de presse officiel. Cette déclaration publique a mis en lumière des tensions croissantes entre les deux parties concernant la mise en œuvre de ces initiatives cruciales pour le développement régional. Sanjay Mathur, Directeur régional pour l'Afrique de l'UNOPS, a réagi à cette situation jeudi à Bangui, apportant des précisions sur la position de l'organisation. L'échange note une divergence d'appréciation quant à l'avancement et la gestion des travaux d'infrastructure.

Projets d'infrastructure critiqués

Le projet en question, d'une importance capitale pour le désenclavement de la région, est financé conjointement par la Banque mondiale et l'Agence française de développement (AFD). Il a pour objectif principal d'améliorer significativement les infrastructures de transport dans le Nord-est centrafricain, une zone confrontée à des défis logistiques importants. Plus précisément, le programme prévoit la réhabilitation de l'axe routier stratégique reliant les villes de Ndélé et Ouadda, une liaison vitale pour les échanges commerciaux et le déplacement des populations. En complément de ces travaux routiers, le programme inclut la construction de quatre ponts essentiels sur le tronçon s'étendant de Mbrès à Ndélé. Ces infrastructures sont considérées comme absolument nécessaires pour désenclaver cette région isolée, faciliter les échanges économiques et sociaux, et contribuer ainsi de manière durable au développement économique et social des populations locales. Les critiques récentes formulées par le gouvernement centrafricain portent spécifiquement sur des lacunes perçues dans l'exécution des travaux et le non-respect des délais initialement établis pour la réalisation de ces initiatives.

Réponse de l'UNOPS

En réponse aux critiques du gouvernement centrafricain, l'UNOPS a fermement indiqué que les fonds décaissés par ses partenaires financiers, la Banque mondiale et l'Agence française de développement (AFD), ont été automatiquement mis en œuvre, conformément aux procédures établies. L'organisation a précisé que les travaux routiers avaient débuté il y a longtemps, soulignant ainsi un engagement précoce sur le terrain. Cette déclaration de l'UNOPS, faite par Sanjay Mathur, Directeur régional pour l'Afrique, lors de son intervention à Bangui, vise à clarifier la position de l'organisme face aux allégations de lacunes dans l'exécution des projets. M. Mathur a insisté sur le respect rigoureux des procédures établies pour l'utilisation des financements et le démarrage effectif des opérations sur le terrain. Selon l'UNOPS, la mise en route des chantiers, notamment sur l'axe routier Ndélé-Ouadda et la construction des ponts entre Mbrès et Ndélé, aurait été initiée en stricte conformité avec les accords signés et les calendriers prévisionnels, réfutant ainsi les accusations de retard ou d'inefficacité.

Contexte des financements

Le programme d'infrastructures en Centrafrique bénéficie d'un financement conjoint de plusieurs partenaires internationaux, attestant de l'importance accordée à ces projets par la communauté internationale. La Banque mondiale et l'Agence française de développement (AFD) sont les principaux bailleurs de fonds de ce projet d'envergure, apportant un soutien financier substantiel. Ces financements sont spécifiquement alloués à la réhabilitation de l'axe routier stratégique Ndélé-Ouadda et à la construction de quatre ponts essentiels entre Mbrès et Ndélé, dans le Nord-est centrafricain. Selon les déclarations de l'UNOPS, les fonds décaissés par ces institutions ont été mis en œuvre de manière diligente. Sanjay Mathur, Directeur régional pour l'Afrique de l'UNOPS, a réaffirmé que les travaux routiers avaient débuté il y a longtemps, confirmant ainsi le démarrage des opérations conformément aux procédures établies pour l'utilisation des financements et la réalisation des objectifs du projet.