Tensions en République centrafricaine : le COSCIPAC exige la libération des leaders arrêtés

Petit-Delphin Kotto de la COSCIPAC
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Le COSCIPAC a publié une déclaration de neuf pages, le 23 octobre 2026, concernant la détention de leaders de la société civile en République centrafricaine. Ce document officiel, structuré et argumenté, détaille les préoccupations majeures de l'organisation face à l'arrestation de ces figures publiques. Le texte note les tensions actuelles qui traversent le pays et met en lumière les conditions entourant ces privations de liberté. Une opération « ville morte » avait préalablement eu lieu dans le pays le 12 octobre 2026. Cette mobilisation, organisée à travers le territoire national, visait à marquer une protestation sur l'ensemble du territoire centrafricain. Les autorités n'ont pas encore réagi à la publication de ce texte réclamant la libération immédiate des personnes concernées par ces mesures privatives de liberté. L'organisation maintient sa position ferme sur la nécessité de libérer les leaders arrêtés suite à ces mouvements sociaux survenus au cours du mois d'octobre. La déclaration insiste sur le respect des droits fondamentaux et appelle à une résolution rapide des dossiers judiciaires en cours.

Dialogue présidentiel sur les détenus

Faustin-Archange Touadéra a reçu plusieurs représentants de la société civile le 21 octobre 2026. Cette rencontre au sommet, organisée en amont de la publication du rapport du COSCIPAC, visait à échanger sur la situation des personnes actuellement détenues. Les participants ont abordé en détail les conditions de ces arrestations, les motifs invoqués par les autorités, ainsi que les perspectives de sortie de crise liées à ces dossiers judiciaires en cours en République centrafricaine. Ce dialogue, qui s'inscrit dans un climat de vive tension, représente une tentative de concertation entre l'exécutif et les acteurs de la société civile.

Le COSCIPAC conteste par ailleurs le traitement judiciaire réservé à certaines personnalités du pays, dénonçant ce qu'elle qualifie de disparités dans les procédures. L'organisation affirme que Hassane Bouba a réussi à éviter les poursuites de la Special Criminal Court (CPS) malgré l'existence d'un mandat d'arrêt émis à son encontre. Selon les éléments avancés par le COSCIPAC, ce maintien en liberté de Hassane Bouba, en dépit des procédures engagées par la juridiction spéciale, constitue une source majeure de désaccord avec les autorités actuelles. L'organisation pointe ainsi une inégalité dans l'application des décisions de justice concernant les figures publiques visées par des procédures pénales devant la Special Criminal Court. Cette situation, selon le COSCIPAC, fragilise la confiance dans les institutions judiciaires nationales et internationales opérant sur le sol centrafricain. La question de l'application uniforme de la loi demeure, selon les termes du document, un point de blocage central dans les relations entre la société civile et l'État.