Tensions en République centrafricaine après des arrestations

Centrafrique : les organisations de la société civile plaident auprès de Touadéra pour la libération de cinq leaders
Photo: La Renaissance via Radiondekeluka

Cinq responsables d'organisations de la société civile ont été arrêtés en République centrafricaine à la suite d'une opération « ville morte » organisée le 12 octobre 2026. Ces interpellations, survenues dans le sillage immédiat de cette mobilisation, marquent un tournant dans les rapports entre les autorités et les mouvements de contestation. Ces interpellations font suite à la journée de mobilisation visant à paralyser les activités économiques du pays par un arrêt volontaire du travail et des échanges commerciaux. Les autorités n'ont pas encore communiqué les chefs d'accusation retenus contre les personnes détenues, laissant les familles et les collaborateurs dans l'attente de précisions juridiques. Cette séquence intervient dans un climat de tension persistante après la manifestation de mécontentement social du 12 octobre. Les organisations concernées surveillent désormais l'évolution de la situation judiciaire de leurs représentants, cherchant à obtenir des garanties sur le respect des procédures en vigueur. Aucune information supplémentaire n'a été diffusée concernant les conditions de détention de ces cinq leaders de la société civile à ce jour, le 23 octobre 2026, date à laquelle le dossier demeure sous une surveillance étroite des acteurs de la société civile.

Le contexte de la mobilisation

La journée de mobilisation du 12 octobre 2026 avait été organisée pour protester contre la hausse des prix des carburants. Cette opération « ville morte » visait à exprimer le mécontentement social face aux tarifs à la pompe en vigueur en République centrafricaine. Le mouvement, qui a touché plusieurs secteurs névralgiques de l'économie nationale, a été le catalyseur de la séquence politique actuelle. Les organisateurs avaient alors appelé à une cessation totale des activités pour manifester leur désaccord avec la politique tarifaire appliquée aux produits pétroliers.

Face à cette situation, des représentants d'organisations de la société civile ont rencontré le président Faustin-Archange Touadéra le 21 octobre 2026. Cette entrevue portait notamment sur le sort des cinq responsables arrêtés à la suite de la manifestation du 12 octobre. Lors de cet échange formel, les délégués ont exposé leurs préoccupations concernant la détention de ces figures de proue de la contestation, sollicitant une intervention de l'exécutif pour obtenir leur libération rapide.

Faustin-Archange Touadéra a répondu à la demande de libération des cinq leaders en invoquant le principe de la séparation des pouvoirs. Le chef de l'État a ainsi décliné l'appel des organisations de la société civile en s'appuyant sur cette règle constitutionnelle, expliquant que le dossier relevait désormais de la compétence exclusive de l'appareil judiciaire. Cette position présidentielle clôt, pour l'heure, les tentatives de médiation directe visant à obtenir une remise en liberté immédiate des personnes interpellées. Les organisations de la société civile, après cet entretien du 21 octobre 2026, se retrouvent face à une procédure judiciaire dont le cours se poursuit sans interférence directe de la présidence de la République centrafricaine. La situation demeure donc figée dans l'attente d'une décision des autorités compétentes en charge du dossier des cinq leaders arrêtés après l'opération « ville morte ».