Des soupçons de manipulation électorale pèsent sur une tentative de destitution de Simplice Mathieu Sarandji de la présidence de l'Assemblée nationale en République Centrafricaine, orchestrée par Faustin Archange Touadéra et Evariste Ngamana. Les deux hommes semblent s'être accordés pour écarter M. Sarandji de son poste, alimentant les spéculations sur les motivations derrière cette manœuvre politique. Ce projet intervient alors que, selon des informations, un rapport signé par M. Sarandji à l'époque où il était Secrétaire général de l'Université de Bangui, sous le rectorat de M. Touadéra, aurait déclaré le diplôme de M. Ngamana comme faux. Le clan Ngamana-Touadéra est accusé de vouloir précipiter les institutions pour assurer l'accession de M. Ngamana à la présidence de l'Assemblée. Si ce plan aboutissait, une personne dont le diplôme a été officiellement déclaré faux par les autorités universitaires accéderait au deuxième plus haut poste de l'État, soulevant de sérieuses questions sur la légitimité et l'intégrité des institutions.
Les rouages de la manœuvre présumée
Selon des allégations, Evariste Ngamana aurait placé une de ses maîtresses à la tête du service informatique de l'Autorité Nationale des Élections (ANE). Des commissaires de l'ANE auraient ensuite alerté sur l'incompétence de cette responsable informatique, soulignant les risques pour la fiabilité du processus électoral. Malgré ces avertissements, M. Ngamana aurait convaincu le Président Faustin Archange Touadéra et le ministre de l'Administration du territoire de la maintenir à son poste, renforçant les doutes sur l'impartialité de l'ANE.
Au cours du premier tour des élections législatives, des candidats ayant obtenu un très faible nombre de voix auraient vu leurs scores augmenter de manière inexpliquée au sein du système informatique. Cette manipulation aurait permis à M. Ngamana de s'assurer une base d'environ 50 députés, prétendument élus frauduleusement dès le premier tour. Ces députés seraient ainsi prêts à voter en sa faveur pour la présidence de l'Assemblée nationale, selon les mêmes allégations, ce qui constituerait une entorse majeure aux principes démocratiques.
Un calendrier électoral précipité
L'ouverture de la première session de la huitième législature a eu lieu le lundi 4 mai 2026, à un moment où le second tour des élections était encore en cours. Cette démarche a été perçue comme une précipitation notable dans le processus électoral, suscitant l'incompréhension et la méfiance de nombreux observateurs. Normalement, l'Assemblée ne devrait siéger qu'une fois l'ensemble des résultats validés.
Cette hâte viserait à installer les députés déjà validés et à organiser le vote pour le bureau de l'Assemblée avant que l'équilibre des forces ne puisse être modifié par l'arrivée des vainqueurs du second tour. La manœuvre est interprétée comme une tentative de consolider une majorité favorable avant la complétion de l'ensemble du processus électoral, afin de garantir l'élection de M. Ngamana. Le calendrier accéléré soulève des interrogations quant à la régularité et à la représentativité du futur bureau de l'Assemblée nationale, potentiellement mis en place sur des bases contestables.
Contexte des rivalités politiques
L'origine de l'hostilité entre les factions politiques serait liée à un faux diplôme qu'Evariste Ngamana aurait présenté lors de sa candidature à la fonction publique parlementaire, selon certaines allégations. Un rapport concernant ce prétendu faux diplôme de M. Ngamana est apparu sur les réseaux sociaux au moment où il accédait au poste de premier vice-président de l'Assemblée nationale, exposant ainsi publiquement cette controverse. Evariste Ngamana est décrit par des sources comme un chef de milice impitoyable, usant de mensonges et de pressions pour effacer son passé et prendre la place de son ancien supérieur, Simplice Mathieu Sarandji, dans une quête de pouvoir qui semble ne reculer devant rien.