Le porte-parole du gouvernement centrafricain, Évariste Ngamana, identifié également comme le « grand sorcier de Carnot », a adressé une mise en garde à l'opposant Anicet Georges Dologué. Ces déclarations, rapportées dans un article rédigé par Gisèle MOLOMA, interviennent alors que la République Centrafricaine fait face à des tensions politiques persistantes. L'information a été publiée le 9 septembre 2026. Cette mise en garde, qualifiée par l'article de « chantage d'État », note la gravité des pressions exercées sur les voix dissidentes dans le pays.
Accusations de chantage d'État
Évariste Ngamana a affirmé qu'une prochaine critique de l'« empereur » par Anicet Georges Dologué entraînerait des conséquences judiciaires pour l'opposant. Le porte-parole du gouvernement a indiqué que, si Anicet Georges Dologué persistait dans ses critiques envers le président, il « répondrait de ses actes devant la justice ». Cette déclaration marque une escalade dans les avertissements adressés à l'opposition, transformant la critique politique en une affaire potentiellement judiciaire. Le gouvernement centrafricain, par la voix de son porte-parole, semble ainsi vouloir réfréner toute contestation jugée excessive à l'encontre de la présidence, en évoquant des poursuites judiciaires. Cette mise en garde s'inscrit dans un contexte de tensions politiques accrues en République Centrafricaine, où les autorités semblent déterminées à contrôler le discours public. L'article de Gisèle MOLOMA décrit explicitement cette mise en garde comme un « chantage d'État », soulignant la nature coercitive et potentiellement illégitime de ces pressions.
Stratégie de pression coordonnée
Évariste Ngamana a également interrogé si Anicet Georges Dologué « dépasse » les millions de Centrafricains ayant voté pour le président. Cette déclaration du porte-parole du gouvernement suggère une tentative de délégitimer les critiques de l'opposant en les opposant à la volonté populaire exprimée lors des élections. Il s'agit d'un argument visant à minimiser l'influence et la pertinence des positions de Dologué face au soutien électoral du chef de l'État. En posant cette question rhétorique, Ngamana cherche à isoler l'opposant et à le présenter comme étant en décalage avec la majorité des citoyens.
Auparavant, Fidèle Gouandjika, conseiller spécial, avait déjà évoqué l'éventuelle destitution d'Anicet Georges Dologué. Cette allusion antérieure par un autre haut responsable note une pression concertée et une stratégie gouvernementale visant à neutraliser l'opposant. Les déclarations de Ngamana s'inscrivent ainsi dans une série d'avertissements et de menaces voilées émanant de différentes figures proches du pouvoir. L'article suggère que les avertissements de Ngamana et Gouandjika font partie d'une stratégie coordonnée, révélant une approche systématique du gouvernement pour gérer l'opposition. Cette coordination des messages émanant de hauts responsables renforce l'idée d'une campagne ciblée contre Anicet Georges Dologué.
Contexte politique tendu
Le gouvernement centrafricain, par la voix de son porte-parole, reproche également à Anicet Georges Dologué une attitude qu'il qualifie de « condescendante » envers la présidence. Cette accusation vise à discréditer les critiques de l'opposant en les présentant comme un manque de respect envers l'institution présidentielle plutôt que comme des préoccupations politiques légitimes. En qualifiant son attitude de « condescendante », le gouvernement tente de saper la crédibilité de Dologué et de justifier les mesures prises à son encontre. Les avertissements formulés par Évariste Ngamana, ainsi que ceux précédemment émis par Fidèle Gouandjika, conseiller spécial, suggèrent une stratégie gouvernementale coordonnée. Ces déclarations successives de hauts responsables indiquent une volonté de faire pression sur l'opposition et, plus particulièrement, sur Anicet Georges Dologué, en utilisant à la fois des menaces judiciaires et des attaques sur sa réputation.
Implications pour l'opposition
L'article de Gisèle MOLOMA qualifie la mise en garde d'Évariste Ngamana de « chantage d'État », soulignant la gravité perçue des avertissements adressés à l'opposant Anicet Georges Dologué. Cette qualification, employée par l'auteur de l'article, met en lumière une interprétation des déclarations du porte-parole gouvernemental comme une tentative d'intimidation politique. Les propos de Ngamana sont ainsi analysés comme une pression exercée par l'État pour museler la critique de l'opposition et décourager toute forme de dissidence. Le caractère de « chantage d'État » implique une dimension coercitive dans les avertissements proférés, suggérant que le gouvernement utilise les moyens de l'État pour contraindre l'opposant. Cette situation met en évidence les défis auxquels l'opposition est confrontée en République Centrafricaine, où la liberté d'expression politique semble être sous une surveillance et une pression accrues de la part des autorités.