Refus de participation politique en République centrafricaine

L’ancien premier ministre Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Martin Ziguelé occupe la présidence du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et exerce les fonctions de porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC). Ces deux organisations ont formellement acté leur retrait du paysage politique national en République centrafricaine. Ce positionnement marque une rupture nette avec les institutions en place, soulignant une volonté de distanciation totale face aux orientations prises par les autorités actuelles.

Martin Ziguelé a déclaré : « Le BRDC n’est pas concerné avec le processus politique actuel, ni par la mise en place du nouveau gouvernement, encore moins par le couronnement de l’empereur Touadera. D’après lui, ce n’est pas un processus sincère, les libertés disparaîtront une à une et un régime autoritaire est déjà en marche ». Par ces mots, le porte-parole clarifie la posture de ses instances : le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) ne sont impliqués ni dans les mécaniques du processus politique en cours, ni dans les étapes liées à la formation du nouveau gouvernement.

Le MLPC et le BRDC maintiennent ainsi leur refus de participer aux récents développements institutionnels. Cette position politique s'inscrit dans un rejet explicite de la démarche actuelle. La gestion du pouvoir par Faustin-Archange Touadéra constitue, selon le porte-parole, le facteur déterminant de cette rupture avec le processus en cours. Martin Ziguelé réaffirme que, selon son analyse, le gouvernement actuel s'emploie activement à établir un régime de nature impériale et autoritaire, une trajectoire qu'il juge incompatible avec les attentes démocratiques.

Une remise en cause profonde

Martin Ziguelé conteste la sincérité du processus politique en cours en République centrafricaine. Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) estime que les mécanismes institutionnels actuels manquent de transparence et d’ouverture démocratique. Selon lui, les étapes franchies récemment ne permettent pas un dialogue constructif entre les différentes forces en présence dans le pays. Il insiste sur le fait que le processus global manque de sincérité, ce qui justifie, selon lui, la mise à l'écart volontaire de ses organisations.

Anselme Mbata, membre du Conseil National de la Transition (CNC), a par ailleurs exprimé des réserves sur la trajectoire adoptée par l’administration de Faustin-Archange Touadéra. Martin Ziguelé soutient que le gouvernement actuel s’emploie à établir un régime de nature impériale et autoritaire. Il observe une concentration des pouvoirs qui, selon ses déclarations, s’écarte des principes constitutionnels établis. Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) appuie cette analyse, dénonçant une transformation profonde des structures de l'État sous l'impulsion de Faustin-Archange Touadéra. Martin Ziguelé considère que cette dérive autoritaire menace la stabilité institutionnelle de la République centrafricaine sur le long terme. Cette lecture de la situation note l'inquiétude persistante des membres du BRDC face à ce qu'ils identifient comme un démantèlement progressif des acquis démocratiques au profit d'une gouvernance centralisée et autoritaire.