RCA : Les victimes exigent la justice pour les crimes de guerre

Le 11 mai, Antoine Tombet, président du Collectif des victimes pour la justice, a publié un manifeste exigeant que les auteurs de crimes graves répondent de leurs actes devant la justice. Dans ce document, il a notamment appelé à l'arrestation immédiate de Noureddine Adam, visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) émis le 7 janvier 2019. Ce mandat, délivré il y a plusieurs années, continue de peser sur Noureddine Adam, mais son exécution reste une priorité majeure pour le collectif et les victimes. « Je suis Antoine Tombet, victime de Noureddine Adam et rescapé de CEDAD. Mon témoignage rejoint celui de milliers d'autres voix qui refusent le silence, l'oubli et l'impunité », a déclaré M. Tombet, soulignant l'ampleur du soutien à cette initiative. Le Collectif des victimes pour la justice adresse ses exigences aux autorités centrafricaines ainsi qu'à la communauté internationale, les interpellant sur leur responsabilité collective à garantir la justice.

Les crimes et l'impunité dénoncés

Le manifeste détaille une série de crimes odieux pour lesquels les victimes attendent toujours justice, incluant des détentions arbitraires, des actes de torture systématiques, des disparitions forcées et des exécutions extrajudiciaires. Ces atrocités ont laissé des cicatrices profondes dans la société centrafricaine. Selon le document, l'impunité persistante alimente directement la répétition de la violence, créant un cycle sans fin de souffrance et de peur, et entrave tout processus de réconciliation nationale durable. Le collectif insiste sur le fait que sans justice, aucune paix véritable ne peut s'établir, et que la reconnaissance des souffrances est une étape indispensable vers la guérison.

Appel à l'action judiciaire

Antoine Tombet, président du Collectif des victimes pour la justice, a réclamé l'accélération des procédures judiciaires, tant au niveau national qu'international. Il a souligné que la lenteur de la justice est souvent perçue comme un déni de justice par les victimes. M. Tombet a insisté pour que ces procédures respectent scrupuleusement les standards du droit international, garantissant ainsi l'équité des procès et la crédibilité des verdicts. Cette exigence vise à garantir que les enquêtes et les procès se déroulent conformément aux normes établies, assurant ainsi la légitimité des verdicts et la protection des droits fondamentaux des victimes. Le collectif cherche à mettre fin à l'attente prolongée de justice pour les crimes commis en République Centrafricaine, soulignant l'importance d'une action rapide et conforme aux principes juridiques internationaux pour restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions et faciliter une véritable réconciliation.

Contexte et portée des demandes

À l'occasion de la Journée des Victimes, le 11 mai, Antoine Tombet s'est exprimé avec force au nom de milliers de personnes affectées par les atrocités du conflit en République Centrafricaine. Survivant de CEDAD et victime de Noureddine Adam, M. Tombet a déclaré, avec une émotion palpable : « Je suis Antoine Tombet, victime de Noureddine Adam et rescapé de CEDAD. Mon témoignage rejoint celui de milliers d'autres voix qui refusent le silence, l'oubli et l'impunité. » Son intervention a souligné la détermination inébranlable des Centrafricains à ne pas laisser les crimes passés sombrer dans l'oubli et à exiger des comptes aux responsables. Ce rassemblement a mis en lumière l'ampleur des souffrances endurées par une population éprouvée et la persistance du besoin criant de justice pour les nombreuses victimes qui ont survécu aux violences et qui aspirent à une réparation morale et juridique. Le manifeste et les déclarations de M. Tombet constituent un appel pressant à la communauté internationale pour qu'elle soutienne activement les efforts de justice en RCA.