Protestation des acteurs du basket-ball à Bangui contre la gestion du Centre Martin Ngoko

Sport-Bangui : des acteurs du basket-ball dénoncent la gestion de l’ONASPORT et réclament plus d’accès aux infrastructures sportives
Photo: RNL/Hugues Florentin Namkoïssé via Radiondekeluka

Voici l'article étendu, tel que demandé :

Des athlètes et des membres de la direction technique de la Fédération centrafricaine de basket-ball ont déploré la gestion par l'Office national de gestion des infrastructures sportives (Onasport) du Centre national de basket-ball Martin Ngoko à Bangui. Selon eux, cette situation impacte négativement le développement de la discipline, qui souffre d'un manque criant d'infrastructures adéquates et d'un accès limité aux équipements existants. Ils affirment que la salle est régulièrement louée par Onasport à des particuliers, transformant ce qui devrait être un lieu dédié au sport en une source de revenus pour l'Office. Ces locations se feraient souvent au détriment des compétitions nationales et des séances d'entraînement pourtant prévues, soulevant de sérieuses préoccupations quant à l'accès des sportifs à cette infrastructure essentielle. Les acteurs du basket-ball centrafricain estiment que cette pratique compromet l'avenir de la discipline dans le pays.

Détails des revendications

Les athlètes et les membres de la direction technique de la Fédération centrafricaine de basket-ball affirment être empêchés de pratiquer leur discipline normalement au Centre national de basket-ball Martin Ngoko. Ils dénoncent un accès irrégulier et souvent refusé à l'installation, ce qui entrave le déroulement habituel des activités sportives, impactant directement les entraînements et les compétitions. Cette situation a des répercussions concrètes sur la performance et le développement des joueurs, notamment les jeunes talents.

La préparation de l'équipe nationale féminine pour l'Afrobasket U18 est également affectée par ces difficultés. Cette compétition, qui doit se tenir prochainement, voit la préparation des jeunes athlètes perturbée par les problèmes d'accès et de disponibilité des infrastructures sportives. Les joueuses ne peuvent pas s'entraîner régulièrement dans les conditions optimales requises pour une compétition de ce niveau, ce qui met en péril leurs chances de succès et le prestige du basket-ball centrafricain sur la scène continentale.

Contexte légal et historique

La gestion du Centre national de basket-ball Martin Ngoko par l'Office national de gestion des infrastructures sportives (Onasport) s'appuie sur la loi N°08.023 du 16 décembre 2008. Cette législation encadre le fonctionnement de l'organisme en charge des infrastructures sportives, lui conférant la responsabilité de l'entretien et de l'exploitation des installations sportives nationales. Cependant, les acteurs du basket-ball s'interrogent sur la manière dont cette loi est appliquée et si elle autorise l'utilisation commerciale des infrastructures au détriment de leur vocation première.

Un déplacement récent à Malabo, en Guinée équatoriale, a été évoqué par les détracteurs de la gestion actuelle. La Guinée équatoriale n'est pas considérée comme un pays de basket-ball, ce qui soulève des questions quant à la pertinence de ce voyage dans le contexte des défis rencontrés par le basket-ball centrafricain. Les fonds alloués à de tels déplacements pourraient, selon certains, être mieux utilisés pour l'amélioration des infrastructures locales ou le soutien direct aux athlètes.

Réactions et perspectives

Le 21 juillet, des athlètes, des entraîneurs et des dirigeants fédéraux ont exprimé leur mécontentement à Bangui par des chants, exigeant une meilleure gestion du Centre national de basket-ball Martin Ngoko. Cette manifestation, qui s'est déroulée devant l'infrastructure, marquait une escalade des tensions autour des conditions d'utilisation et d'entretien de l'infrastructure sportive. Les participants ont ainsi réitéré leurs préoccupations concernant l'accès aux installations jugées essentielles pour le développement du basket-ball centrafricain et ont appelé les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour résoudre cette crise.

Le président de la Fédération centrafricaine de basket-ball, Ulrich Gabin Marida, a indiqué qu'il était contraint d'utiliser son véhicule comme espace de travail faute de disposer d'un bureau adéquat. Cette situation met en lumière les difficultés organisationnelles et logistiques rencontrées par la Fédération, qui affectent directement la capacité de ses dirigeants à opérer dans des conditions optimales. Le manque de ressources et d'infrastructures appropriées entrave le fonctionnement quotidien de l'instance sportive, rendant d'autant plus difficile la tâche de promouvoir et de développer le basket-ball dans le pays.