Opposition au mouvement ville morte à Bangui

Photo de famille de Touadera avec ses mercenaires Koyambonou, Gonedere les exclus de Tagoto
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Le mouvement « ville morte » mobilise actuellement des contestataires à Bangui pour protester contre la hausse du prix du carburant en République centrafricaine. Cette initiative, qui cherche à paralyser l'activité économique de la capitale, suscite des réactions contrastées au sein de la classe politique locale. Josephat Tagotto, ancien photographe originaire de la région de l'Ouham, a pris position sur cet événement le 20 octobre 2026. Intervenant sur les ondes de Radio Ndeke Luka, cet homme se présente comme le dirigeant d'une faction dissidente du MLPC. Il a profité de cette apparition publique pour formuler une déclaration officielle concernant la mobilisation contre le coût des hydrocarbures. Ses propos marquent une divergence au sein de l'opposition face aux actions entreprises dans la capitale pour dénoncer la situation économique actuelle.

En s'exprimant sur les antennes de Radio Ndeke Luka, Josephat Tagotto a souhaité marquer une rupture avec les méthodes employées par les organisateurs de cette opération « ville morte ». Selon lui, les modalités de cette contestation ne répondent pas aux besoins réels de la population et ne constituent pas, à ses yeux, une stratégie politique viable pour infléchir la politique gouvernementale en matière de prix des carburants. Cette prise de parole publique, datée du 20 octobre 2026, note les tensions internes qui traversent les forces politiques opposées au pouvoir en place. En tant que dirigeant d'une faction dissidente du MLPC, Josephat Tagotto tente ainsi de réaffirmer sa propre ligne politique, se distanciant des mouvements sociaux qui occupent actuellement l'espace médiatique et politique à Bangui.

Parcours politique et contestations

Le parcours de Josephat Tagotto est marqué par des ambitions électorales et des batailles juridiques récurrentes. Josephat Tagotto a tenté par le passé de se présenter à une élection législative. Sa candidature a été invalidée en raison d'un défaut de diplôme requis, le candidat ne possédant pas le baccalauréat. Cette situation administrative a empêché sa participation officielle au scrutin. Cet échec, survenu lors d'une précédente échéance électorale, a constitué un tournant dans son engagement, le poussant à s'investir davantage dans la structuration de sa faction dissidente au sein du MLPC.

La justice administrative a également statué sur un recours déposé par Josephat Tagotto et ses associés concernant le congrès de leur faction. Le tribunal a rejeté cette procédure contentieuse, confirmant la position de l'institution sur l'organisation interne de ce groupe politique. Ce revers judiciaire a fragilisé la position de Josephat Tagotto au sein de sa propre organisation, tout en illustrant les difficultés rencontrées par sa faction pour faire valoir ses droits au sein de l'échiquier politique centrafricain. Malgré ces obstacles, Josephat Tagotto continue d'intervenir régulièrement dans le débat public, cherchant à faire entendre sa voix sur les sujets brûlants comme la gestion des hydrocarbures, tout en essayant de maintenir la cohésion de ses partisans malgré les décisions défavorables de la justice administrative. Son opposition affichée au mouvement « ville morte » s'inscrit donc dans une démarche globale de réaffirmation politique, alors que la contestation sociale reste vive dans les rues de Bangui.