ONG DAY dénonce les défaillances des hôpitaux provinciaux suite à un drame

Complexe pédiatrique de Bangui.
Photo via Radiondekeluka

Voici l'article étendu :

Une organisation non gouvernementale a dénoncé les défaillances des hôpitaux provinciaux en Centrafrique, à la suite de la naissance de quintuplés dans des conditions précaires. Début août, une femme a donné naissance à un garçon et quatre filles dans un village proche de Bogangolo, situé dans la préfecture de l'Ombella-Mpoko. Stevie Doko, président fondateur de l'ONG DAY, a formulé cette dénonciation en réponse aux questions d'Emmanuel Samboli-Fils, mettant en lumière les lacunes des infrastructures sanitaires locales et les conséquences tragiques de ces carences.

Tragédie des quintuplés à Bogangolo : un symbole des défis sanitaires

Les nouveau-nés, un garçon et quatre filles, ont succombé après leur transfert au Centre pédiatrique de Bangui. L'état de santé précaire des nourrissons, nés dans un village proche de Bogangolo au début du mois d'août, n'a pas permis de les maintenir en vie malgré leur acheminement vers la capitale. La naissance de ces quintuplés, un événement rare, a été suivie d'une course contre la montre pour les sauver, mais les conditions de prise en charge initiales et le transfert ont été insuffisants. Cette tragédie a mis en lumière les défis aigus auxquels sont confrontées les infrastructures sanitaires en Centrafrique, particulièrement dans les zones provinciales où l'accès aux soins spécialisés est extrêmement limité. La perte de ces cinq vies innocentes, rapportée par l'ONG DAY, renforce l'appel à une amélioration urgente et substantielle des services de santé disponibles pour l'ensemble de la population centrafricaine, en particulier pour les cas nécessitant une intervention médicale complexe.

Dénonciation de l'ONG DAY : un cri d'alarme pour la santé publique

Près de deux semaines après le drame des quintuplés, l'ONG DAY a dénoncé l'inadéquation flagrante des équipements techniques dans les hôpitaux provinciaux. Cette dénonciation fait suite à la mort des nouveau-nés transférés du village de Bogangolo vers le Centre pédiatrique de Bangui, soulignant les lacunes persistantes et systémiques du système de santé en Centrafrique. L'organisation met en évidence le manque criant de matériel médical adéquat et fonctionnel dans les établissements de santé situés en dehors de la capitale. Selon l'ONG, cette situation compromet gravement la prise en charge des cas complexes et urgents, et contribue malheureusement à des issues tragiques pour des patients qui pourraient être sauvés avec des infrastructures appropriées et un équipement suffisant. La critique formulée par DAY vise à attirer l'attention des autorités et des partenaires internationaux sur l'urgence d'investir massivement dans l'amélioration des capacités techniques des hôpitaux en région, afin d'éviter de futurs drames similaires.

Inadéquation des infrastructures sanitaires : un constat alarmant

Stevie Doko, président fondateur de l'ONG DAY, a mis en lumière l'état déplorable des hôpitaux provinciaux en Centrafrique, soulignant un manque criant d'équipements techniques essentiels. Selon ses déclarations, les structures sanitaires régionales ne disposent pas des moyens nécessaires pour prendre en charge des cas complexes ou des situations d'urgence vitales, tels que celui des quintuplés de Bogangolo. Il a précisé que les hôpitaux situés en dehors de Bangui sont souvent dépourvus d'équipements fondamentaux comme des couveuses pour les prématurés, des systèmes d'apport en oxygène et des respirateurs, des équipements jugés absolument essentiels pour la survie des nouveau-nés prématurés ou en détresse respiratoire. Cette situation critique contraint les patients à des transferts souvent longs, coûteux et risqués vers la capitale, où se trouve le Centre pédiatrique de Bangui, le seul établissement capable d'offrir certains soins spécialisés. Ce constat alarmant, qui fait suite au drame des nouveau-nés, met en évidence la fragilité extrême du système de santé provincial et l'urgence impérieuse d'investir dans l'amélioration substantielle des infrastructures et des équipements médicaux à travers tout le pays. L'ONG DAY insiste sur la nécessité d'une action concertée pour garantir un accès équitable aux soins de santé pour tous les Centrafricains.