Le ministère des Transports de la République centrafricaine a officiellement limité le nombre de passagers autorisés sur les taxis-motos à deux personnes. Cette décision vise à encadrer la circulation des deux-roues assurant le transport public dans le pays.
Cette mesure, prise par le ministère des Transports de la République centrafricaine, impose désormais une limite stricte concernant le nombre de passagers autorisés sur les taxis-motos, fixant ce seuil à deux personnes au maximum. L’objectif affiché par les autorités est de mieux encadrer le secteur du transport public informel, particulièrement dense, qui repose largement sur l’utilisation des deux-roues pour le déplacement des populations au quotidien.
Dans le sillage de cette annonce, des conducteurs de taxis-motos ont manifesté leur mécontentement face à cette nouvelle réglementation. Ces chauffeurs ont arraché les affiches officielles interdisant la surcharge des véhicules dans plusieurs secteurs. Cette réaction directe des travailleurs du secteur note une opposition marquée aux nouvelles directives ministérielles, lesquelles visent, selon les autorités, à renforcer la sécurité routière en limitant la charge transportée par chaque engin.
Le ministère des Transports de la République centrafricaine a émis cette décision dans le but de réguler une activité qui s’est largement développée sans cadre normatif rigoureux jusqu’à présent. En limitant le nombre de passagers sur les taxis-motos à deux, le ministère cherche à harmoniser les pratiques de transport et à réduire les risques associés à la surcharge des véhicules. Cette directive s’applique à l’ensemble des conducteurs opérant sur le territoire national, marquant une volonté manifeste de l’administration de reprendre la main sur la gestion du transport urbain et périurbain.
Toutefois, la mise en œuvre de cette règle a suscité des tensions immédiates. Certains conducteurs de taxis-motos, qui considèrent cette limitation comme une entrave directe à leurs revenus quotidiens, ont choisi d'exprimer leur désaccord sur la voie publique. En procédant au retrait systématique des affiches officielles placardées par le ministère pour informer les usagers et les conducteurs de l'interdiction de la surcharge, ces chauffeurs ont rendu visible leur rejet de la nouvelle politique. Le geste d'arracher ces affiches dans plusieurs secteurs témoigne de la persistance du conflit entre les impératifs de régulation imposés par l'État et les réalités économiques des conducteurs de deux-roues.
La situation reste à ce jour marquée par cette confrontation entre les décisions du ministère des Transports de la République centrafricaine et les actions de terrain menées par les chauffeurs. Alors que le ministère maintient sa position sur la nécessité de limiter le nombre de passagers sur les taxis-motos à deux personnes, la contestation des conducteurs, illustrée par la destruction des affiches interdisant la surcharge, note la complexité de l'application de cette mesure sur le terrain. Le ministère des Transports de la République centrafricaine a émis cette décision afin d'imposer un cadre légal plus strict, tandis que certains conducteurs de taxis-motos continuent de contester activement ces nouvelles contraintes imposées à leur profession, illustrant une fracture claire entre la volonté de normalisation administrative et les pratiques de transport quotidiennes des acteurs du secteur.