Nomination de ministres résidents dans les 20 préfectures de la RCA : Une initiative pour renforcer la gouvernance locale

Centrafrique : des ministres résidents nommés dans les préfectures
Photo: RNL/Hugues Florentin Namkoïssé via Radiondekeluka

Le président Faustin-Archange Touadéra a signé un décret le 20 juillet, officialisant la nomination de ministres résidents dans les 20 préfectures de la République centrafricaine. Cette décision majeure, annoncée par la présidence, marque une étape significative dans la stratégie de décentralisation et de renforcement de l'administration publique. Ces désignations visent explicitement à renforcer la présence gouvernementale et la coordination administrative à travers le pays. La mesure concerne l'ensemble des subdivisions territoriales, de la Lobaye à la Vakaga, marquant une étape importante dans la gouvernance locale et la volonté d'ancrer l'action de l'État au plus près des citoyens. L'objectif principal est de renforcer la présence de l'État et de rapprocher l'action gouvernementale des réalités locales, assurant ainsi une meilleure réactivité et une application plus directe des politiques nationales.

Détails des nominations clés

Le décret présidentiel détaille la répartition des responsabilités ministérielles à l'échelle préfectorale. Josiane Bemakassoui est désignée ministre résidente de la Lobaye, une préfecture stratégique du sud-ouest du pays. Le ministre d'État à la Communication, Évariste Ngamana, est quant à lui affecté à la Sangha-Mbaéré, une région connue pour ses richesses naturelles. Henri Wanzet Linguissara, ministre du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement (DDRR), une fonction clé pour la stabilité du pays, est en charge de la Mambéré-Kadéï.

Le ministre de la Défense nationale, Rameau-Claude Bireau, prend la responsabilité de la Nana-Mambéré, soulignant l'importance sécuritaire de cette région. Bienvenu Zokoué, ministre de l'Intérieur, est nommé ministre résident de la Basse-Kotto, une préfecture où la présence étatique est essentielle. Le ministre de l'Économie et des Ressources forestières, Gervais Mbata, est affecté à l'Ombella-Mpoko, une zone à fort potentiel économique. Bruno Yapandé, en charge de l'Administration territoriale, représentera le gouvernement dans l'Ouham-Pendé, une préfecture clé du nord-ouest.

Le ministre de la Santé, Pierre Somsé, est désigné pour l'Ouham, avec la mission de superviser les initiatives sanitaires locales. Hervé Ndoba, ministre des Finances, prend la responsabilité de l'Ouham-Fafa, une nomination qui met en lumière les enjeux économiques de cette zone. Arthur Bertrand Piri, ministre des Travaux publics, est nommé à la Kémo, pour y impulser les projets d'infrastructures. Hyppolite Robard Ngaté, ministre des PME, est affecté à la Nana-Gribizi, afin de soutenir le développement des petites et moyennes entreprises. Enfin, Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d'État à la Justice et Garde des Sceaux, est confirmé comme ministre résident de la Vakaga, une position qui renforce l'autorité judiciaire dans cette région éloignée.

Autres nominations préfectorales

Dans le cadre de cette vaste réorganisation, d'autres personnalités ministérielles ont également été désignées pour des préfectures spécifiques. Rufin Benam Beltoungou est désigné pour la préfecture de l'Ouaka, une région centrale. Ernest Mada se voit attribuer la responsabilité de la Haute-Kotto, une autre des vingt préfectures concernées par le décret présidentiel, située à l'est du pays et présentant des défis de gouvernance spécifiques. Maxime Balalou est nommé comme ministre résident pour la préfecture du Mbomou, une région frontalière importante. Enfin, Marcel Djimassé est désigné pour la préfecture du Haut-Mbomou, complétant ainsi la couverture de l'administration centrale sur l'ensemble du territoire. Ces désignations s'inscrivent dans la volonté des autorités centrafricaines de renforcer l'ancrage de l'administration centrale sur l'ensemble du territoire national.

Objectifs et portée de la mesure

La mesure vise à renforcer la présence de l'État et à rapprocher l'action gouvernementale des réalités locales. Cette initiative s'inscrit dans une politique d'ancrage de l'administration centrale sur l'ensemble du territoire national, répondant au besoin exprimé par le président Touadéra de consolider la gouvernance. En nommant des ministres résidents dans chacune des 20 préfectures, les autorités entendent garantir une meilleure coordination des activités étatiques et une réactivité accrue face aux besoins des populations. L'objectif est d'assurer que les directives gouvernementales trouvent une application concrète et efficace sur le terrain, favorisant ainsi le développement et la stabilité dans chaque région. Cette nouvelle structure devrait permettre une gestion plus efficiente des affaires publiques et une meilleure prise en compte des spécificités locales dans la mise en œuvre des politiques nationales.