La controverse autour de la nationalité et du mandat parlementaire d'Anicet-Georges Dologuélé s'est intensifiée, initialement marquée par le refus de lui délivrer un passeport. Cette situation complexe implique directement le gouvernement centrafricain, Anicet-Georges Dologuélé lui-même, sa nationalité, son passeport et la validité de son mandat parlementaire. Selon le politologue Fari Tahéruka Shabazz, la situation pourrait avoir des implications politiques significatives. « Vu comment Dologuélé a facilité la tâche à Touadéra, ce rigolo de Ngamana peut bien parvenir à ses fins et accrocher Dologuélé à son tableau de chasse », a déclaré Fari Tahéruka Shabazz. Cette problématique soulève des interrogations sur la validité de son mandat parlementaire.
Position Gouvernementale Contestée
Évariste Ngamana a affirmé que si Anicet-Georges Dologuélé ne se conformait pas aux dispositions légales pour sa réintégration dans la nationalité centrafricaine, « le gouvernement demandera sa déchéance à l’Assemblée Nationale ». Cette déclaration intervient alors que Dologuélé a débuté son mandat parlementaire le 29 juin 2026. Par la voix d'Évariste Ngamana, le gouvernement soutient avec fermeté que la nationalité centrafricaine est « une et exclusive ». Selon cette position officielle, Anicet-Georges Dologuélé, ayant acquis la nationalité française, doit suivre une procédure spécifique de réintégration pour se conformer à la loi en vigueur. La question de la double nationalité et de son impact sur l'éligibilité aux fonctions publiques est au cœur de ce débat juridique et politique.
Défense de Dologuélé et PCS
Anicet-Georges Dologuélé, député élu de la première circonscription de Bocaranga, conteste fermement l'interprétation gouvernementale de sa situation. Il soutient que la perte de la nationalité centrafricaine n'a jamais été décrétée à son encontre, citant la décision n°014/CC/25 du Conseil Constitutionnel datée du 14 novembre 2025. Cette décision, selon lui, clarifie son statut juridique et confirme sa pleine nationalité centrafricaine. Anicet-Georges Dologuélé rejette ainsi l'argument du gouvernement selon lequel il aurait perdu sa nationalité d'origine, insistant sur le fait que la procédure de réintégration proposée par les autorités ne lui serait pas applicable.
Le Parti du Changement Social (PCS), formation politique à laquelle appartient Anicet-Georges Dologuélé, a également pris position. Dans un communiqué publié le 29 août, le PCS a affirmé que le Conseil Constitutionnel s'était déjà prononcé sur cette question de nationalité, apportant une clarification juridique essentielle. Le parti a déclaré qu'Anicet-Georges Dologuélé « n’a jamais cessé d’être Centrafricain », réfutant ainsi catégoriquement les allégations de perte de nationalité et les tentatives de remise en cause de son mandat.
Analyse du Politologue Shabazz
La controverse actuelle implique directement le gouvernement centrafricain et Anicet-Georges Dologuélé, député de Bocaranga, au sujet de sa nationalité, de son passeport et de la validité de son mandat parlementaire. Cette situation, qui a débuté par le refus de lui délivrer un passeport, a pris une tournure politique majeure avec les déclarations du gouvernement et la position de Dologuélé lui-même. Le politologue Fari Tahéruka Shabazz, qui suit de près les développements politiques dans la région, a souligné la nature sensible de cette affaire. La problématique soulève des questions fondamentales sur l'interprétation des lois relatives à la nationalité et à l'éligibilité aux fonctions publiques en République Centrafricaine, des enjeux qui dépassent le simple cas individuel.
Enjeux et Implications Politiques
Le politologue Fari Tahéruka Shabazz estime qu'Évariste Ngamana, en affirmant que « le gouvernement demandera sa déchéance à l’Assemblée Nationale » si Anicet-Georges Dologuélé ne se conformait pas aux dispositions légales, cherche en réalité à obtenir la perte du statut parlementaire de Dologuélé. Fari Tahéruka Shabazz a souligné que « Vu comment Dologuélé a facilité la tâche à Touadéra, ce rigolo de Ngamana peut bien parvenir à ses fins et accrocher Dologuélé à son tableau de chasse ». Cette démarche s'inscrit dans le cadre de la position gouvernementale, exprimée par Évariste Ngamana, selon laquelle la nationalité centrafricaine est « une et exclusive », et que Dologuélé, ayant acquis la nationalité française, doit suivre une procédure spécifique de réintégration. L'issue de cette controverse pourrait avoir des répercussions importantes sur le paysage politique centrafricain et sur la jurisprudence concernant la nationalité des élus.