Les mercenaires russes, Africa Corps, de retour à Bangui pour rançonner les commerçants

Voici l'article étendu, intégrant les faits supplémentaires et respectant la longueur requise :

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Des mercenaires russes, désormais identifiés sous l'appellation Africa Corps, ont investi le secteur de l'Étoile dans le PK5 à Bangui ce mercredi. Leur présence se manifeste par une recrudescence des arrestations et des extorsions d'argent, ciblant de manière systématique les commerçants et les civils de cette zone. Le district du PK5, communément appelé KM5, est largement décrit comme le poumon économique vital de la capitale centrafricaine. Le 13 mai 2026, le secteur de l'Étoile est devenu leur terrain de chasse privilégié, selon des informations locales concordantes. Le changement de nom de Wagner à Africa Corps ne modifie en rien la nature des exactions commises ; le crime perdure et s'intensifie sous cette nouvelle identité, semant la terreur parmi la population.

Méthodes de prédation détaillées

Les mercenaires, clairement identifiés comme appartenant à Africa Corps, procèdent avec une méthode rodée et coercitive. Ils pénètrent de force dans les boutiques et les échoppes, où ils exigent sans préavis les papiers d'identité de toutes les personnes présentes sur les lieux. Après cette vérification sommaire, ils procèdent ensuite à l'arrestation systématique des individus se trouvant sur place, sans fournir de motif légal clair, selon des informations recueillies auprès de témoins. Les personnes appréhendées sont ensuite emmenées vers des lieux inconnus et ne sont libérées qu'en échange de sommes d'argent. Ces montants varient généralement de manière significative, oscillant entre 20 000 et 50 000 francs CFA, une somme considérable pour de nombreux habitants. Cet argent, perçu directement par les mercenaires, n'est pas versé au trésor public de l'État, comme l'indiquent les sources locales, suggérant un enrichissement personnel et illicite des individus impliqués dans ces pratiques. Cette absence de traçabilité renforce l'idée d'une opération de rançonnement organisée.

Historique des opérations locales

Ces individus, qualifiés de criminels russes par la population et les observateurs locaux, avaient déjà opéré dans le quartier de l'Étoile du PK5 il y a quelques mois, notamment en février 2026, laissant derrière eux une trace de peur et de spoliation. Après cette première vague d'exactions, ils s'étaient ensuite déplacés vers la sortie nord de Bangui, en direction du quartier de Gobongo, y étendant leurs activités. Ces hommes reviennent de manière cyclique, tous les deux ou trois mois, une fois que les économies des habitants ont eu le temps d'être reconstituées. Leur objectif est alors de vider à nouveau les poches des commerçants et des civils, exploitant la résilience de la population pour alimenter leurs propres gains, selon des informations locales. Ce schéma récurrent de retour et d'extorsion note une stratégie délibérée de prédation économique.

Perception par la population

La population locale considère unanimement les mercenaires comme des voyous agissant au service du régime en place. Ces individus sont perçus comme de véritables criminels de haut rang qui utilisent l'uniforme et l'autorité qu'il confère pour piller les citoyens en toute impunité, selon de nombreux témoignages recueillis sur place. Cette perception est profondément enracinée et découle directement des arrestations systématiques et des extorsions d'argent décrites par les commerçants et les habitants du PK5. Ces actions, ciblant directement les civils et les commerçants, alimentent un sentiment croissant que ces groupes opèrent en toute impunité, sous la protection manifeste du pouvoir en place, ce qui érode la confiance des citoyens envers les institutions. Les habitants dénoncent un système où la sécurité est remplacée par la spoliation.

Impact économique et social

Le secteur de l'Étoile, situé au cœur vibrant du PK5, est désormais paralysé par ces actions de prédation répétées et brutales, selon des informations locales. Ces opérations transforment ce qui devrait être de simples contrôles administratifs en véritables raids financiers, où l'objectif n'est pas la régulation mais l'extorsion. La population locale, dont la survie dépend en grande partie des activités commerciales florissantes du PK5, qualifie cette situation de « rançonnement » pur et simple. Les commerçants du quartier de l'Étoile et les civils subissent directement les conséquences dévastatrices de ces pratiques, qui perturbent gravement l'activité économique du poumon commercial de Bangui et sapent profondément la confiance des habitants dans la sécurité et la stabilité de leur environnement quotidien. L'incertitude et la peur dominent, menaçant la vitalité économique de toute une section de la capitale. ---