Les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes ont annoncé dimanche 5 juillet avoir repris le contrôle d'Am-Dafock. Cette localité, située dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, à la frontière avec le Soudan, était tombée quelques jours auparavant aux mains des combattants de l'Alliance pour un sursaut patriotique (ASP). Le gouvernement centrafricain avait déjà communiqué samedi 4 juillet, via un communiqué de presse, que la localité était de nouveau sous contrôle gouvernemental. Am-Dafock avait été attaquée le 30 juin par des éléments de l'ASP.
Confirmation sur le terrain
Des images diffusées montrent des soldats centrafricains et russes devant la gendarmerie d'Am-Dafock, ainsi qu'à proximité d'un véhicule blindé abandonné de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca). Le sous-préfet d'Am-Dafock, Ramadan Abdel Kader, a confirmé la reprise de la localité dans une vidéo. Il a précisé que cette reprise faisait suite à des affrontements entre les Forces armées centrafricaines (FACA), soutenues par leurs alliés russes, et les combattants rebelles. Le sous-préfet a également déploré d'importants dégâts matériels causés lors de ces combats.
Bilan des combats
Les affrontements ont entraîné la mort d'au moins 28 personnes, parmi lesquelles des soldats, selon des sources locales. Ces mêmes sources ont indiqué que les combats avaient été d'une intensité particulière. Les victimes comprenaient des membres des forces combattantes ainsi que, potentiellement, des civils pris au milieu des hostilités. Des informations détaillées sur l'identité et le statut des personnes décédées n'ont pas été immédiatement disponibles, mais le bilan initial met en lumière la violence des affrontements pour le contrôle de la localité. Aucune communication officielle consolidée concernant le bilan humain des combats n'a été transmise par les autorités centrafricaines à ce stade. Cette absence de données officielles rend difficile l'établissement d'un tableau complet des pertes subies lors de la reprise d'Am-Dafock.
Appel au renforcement sécuritaire
Ramadan Abdel Kader, sous-préfet d'Am-Dafock, a lancé un appel à Bangui pour assurer un renforcement permanent de la présence sécuritaire dans la localité. Cet appel intervient après que le gouvernement a fermement condamné une attaque perpétrée le mardi 30 juin contre la ville. La demande du sous-préfet note la nécessité de mesures durables pour prévenir de nouvelles incursions et garantir la protection des habitants. Les autorités centrafricaines n'ont pas encore communiqué les détails de leur réponse à cet appel. La situation sécuritaire dans la région frontalière avec le Soudan reste une préoccupation majeure pour les populations locales et les observateurs.
Réactions et contexte
La reprise d'Am-Dafock par les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes dans la Vakaga, une région située à la frontière avec le Soudan. La localité est un point stratégique pour les échanges commerciaux et les mouvements de population entre la République centrafricaine et le Soudan. L'Alliance pour un sursaut patriotique (ASP), groupe rebelle actif dans cette zone, a déjà mené plusieurs attaques. Le gouvernement centrafricain, basé à Bangui, cherche à rétablir son autorité sur l'ensemble du territoire, notamment les régions frontalières. La présence de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) témoigne par ailleurs de l'instabilité sécuritaire persistante.