Le Président Touadéra exige une rupture avec les pratiques passées lors du premier Conseil des Ministres de la 7ème République

Photo de famille prise à l’issue du premier Conseil des ministres de la nouvelle mandature du président de la République, Faustin-Archange Touadéra.
Photo: RNL/Hugues Florentin Namkoïssé via Radiondekeluka

Le premier Conseil des Ministres du gouvernement Moloua III s'est tenu le 4 juin à Bangui, marquant une étape importante pour la Centrafrique. Cette session inaugurale, présidée par le Président Faustin-Archange Touadéra, a donné le ton pour la nouvelle administration. À cette occasion, le Président a souligné avec force que le mandat que le peuple lui a confié le 28 décembre 2025 est placé sous le signe d'une rupture totale avec les anciennes méthodes de gouvernance. Il a insisté sur la nécessité impérieuse pour la 7ème République de ne pas reproduire les défauts du passé qui ont entravé le progrès du pays pendant une longue période. Par ces déclarations, le Président Touadéra a ainsi posé les bases d'une nouvelle ère pour l'administration centrafricaine, axée sur la performance et l'intégrité.

Exigences de rupture et de résultats

Lors de cette réunion clé, le Président Faustin-Archange Touadéra a déclaré sans équivoque que l'ère de l'inertie, de l'absentéisme dans les bureaux et des querelles ministérielles est "définitivement révolue" en République centrafricaine. Le chef de l'État a fermement insisté sur la nécessité de mettre un terme aux dysfonctionnements observés au sein de l'administration publique, des pratiques qui ont longtemps miné la confiance des citoyens et l'efficacité des services. Il a rappelé que la nouvelle équipe gouvernementale doit incarner un changement radical et une détermination sans faille à servir l'intérêt général.

Le Président Touadéra a également souligné que le racket des usagers dans les services publics devait cesser immédiatement. Il a spécifiquement mentionné la lenteur orchestrée dans l'obtention de documents ou de services, souvent utilisée pour extorquer des pots-de-vin, ainsi que les détournements de biens de l'État. Ces pratiques, selon le président, doivent être éradiquées sans délai pour garantir une administration plus efficace et plus intègre. Il a mis en garde contre toute complaisance, affirmant que des mesures strictes seraient prises pour assurer le respect de ces nouvelles directives.

Contexte du nouveau gouvernement et attentes présidentielles

Le Président Faustin-Archange Touadéra a présidé cette réunion, marquant la première session de travail du gouvernement Moloua III. Ce nouveau cabinet, mis en place le 21 mai, est composé de trente-trois membres, incluant quatre ministres d'État et deux ministres délégués, une équipe appelée à relever des défis majeurs. S'adressant à cette équipe, le Président Touadéra a rappelé les attentes pressantes des citoyens, déclarant avec fermeté : « Vous n’êtes pas des ministres de salon, vous êtes des ministres de terrain. L’incompétence notoire, la passivité et le laxisme doivent conduire à des réaffectations ou à des sanctions disciplinaires. Vous devez savoir que le comportement de vos agents sur le terrain est le reflet de votre autorité. » Il a également insisté sur la fin des pratiques illégales, ajoutant : « Le racket des usagers dans les services publics, la lenteur orchestrée pour obtenir des pots-de-vin et le détournement des biens de l’État doivent cesser immédiatement. » Cette déclaration note l'engagement du président à instaurer une culture de la transparence et de la responsabilité à tous les niveaux de l'État.

Orientation et sanctions futures

Les ministres sont appelés à renforcer leur présence sur le terrain et à faire preuve d'une plus grande rigueur dans la gestion des affaires publiques, a affirmé le gouvernement. Cette exigence vise à rapprocher l'administration des citoyens et à assurer une meilleure compréhension de leurs besoins. L'incompétence, la passivité et le laxisme devront entraîner des réaffectations ou des sanctions disciplinaires, selon les directives établies. Ces mesures sont destinées à garantir que chaque membre du gouvernement soit pleinement engagé et performant dans ses missions. Chaque décision prise par le gouvernement devra avoir un effet mesurable et perceptible sur la vie quotidienne des citoyens, a été précisé, soulignant l'importance de l'impact concret des politiques publiques. Une orientation claire sera donnée pour que les actions ministérielles répondent concrètement aux attentes de la population, avec un accent particulier sur les résultats tangibles.

Afin de détailler ces attentes et de cadrer l'action gouvernementale, un séminaire gouvernemental est prévu dans les prochains jours. Cet événement visera à orienter les ministres sur leurs termes de référence précis et à s'assurer qu'ils comprennent pleinement les exigences du Président Faustin-Archange Touadéra en matière de gouvernance et de résultats. Le séminaire permettra également de définir les mécanismes de suivi et d'évaluation des performances ministérielles, assurant ainsi une redevabilité constante et une amélioration continue des services publics.