Le Premier ministre Félix Moloua a écarté Richard Filakota de la nouvelle équipe gouvernementale en Centrafrique, a-t-on appris, sur fond d'accusations de mauvaise gestion et de défaillances managériales. M. Filakota, qui avait été nommé ministre de l'Économie, du Plan et de la Coopération le 4 janvier 2024, a été définitivement exclu de cette composition ministérielle.
La décision intervient après que le Premier ministre Moloua a analysé l'échec de la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) lors d'une réunion officielle sur les réformes économiques. Richard Filakota avait auparavant critiqué, par exemple, « la gestion du RCPCA de structurelle et chaotique malgré les milliards de dollars annoncés à l’époque ». Il avait également tenté de « rejeter la responsabilité des lenteurs de l’État sur le chef du gouvernement, l’accusant à demi-mot de sabotage par le biais de relais sur les réseaux sociaux », selon ses propres déclarations.
Félix Moloua, « avec une habileté diplomatique certaine, sans jamais prononcer le nom de son ancien subordonné, a longuement insisté sur les défaillances managériales, l’incapacité de pilotage et la mauvaise foi des gestionnaires précédents de la chaîne de l’économie », a-t-il déclaré. Le Premier ministre « a ainsi retourné l’argumentation de son adversaire, attribuant l’enlisement économique de la nation aux initiatives de l’ancien ministre », a-t-il ajouté, lors d'une intervention où « l’assistance a parfaitement compris la cible de ce réquisitoire ».
Accusations de corruption et de mauvaise gestion
M. Moloua a critiqué les « défaillances managériales, l’incapacité de pilotage et la mauvaise foi des gestionnaires précédents de la chaîne de l’économie », selon des sources proches du dossier. Ces déclarations, faites sans nommer directement M. Filakota, ont été perçues comme une référence claire à l'ancien ministre. Le Premier ministre a longuement insisté sur ces points lors de ses interventions publiques.
Le Premier ministre a attribué l'enlisement économique de la nation aux initiatives de l'ancien ministre, retournant ainsi l'argumentation de son adversaire. L'assistance présente lors de ces allocutions aurait « parfaitement compris la cible de ce réquisitoire », d'après les mêmes sources. Ces accusations interviennent dans un contexte de forte pression sur les résultats économiques du pays.
Des soupçons de détournements massifs ont également été évoqués, touchant notamment des initiatives telles que le projet Londo, financé par la Banque Mondiale. Ces allégations de mauvaise gestion et de corruption ont contribué à la décision du Premier ministre d'écarter Richard Filakota de son poste.
Confrontation et tentative de déresponsabilisation
Richard Filakota avait publiquement critiqué la gestion passée, « qualifiant par exemple la gestion du RCPCA de structurelle et chaotique malgré les milliards de dollars annoncés à l’époque », selon ses propres déclarations. Cette critique intervenait alors que des accusations portaient sur la dispersion de biens de l'État. La dispersion d'actifs de l'État, incluant des véhicules et des motos, a été constatée dans l'entourage du ministre, ont rapporté des sources proches du dossier.
Un vif échange verbal a eu lieu entre Richard Filakota et le Premier ministre Félix Moloua lors d'un Conseil des ministres, marquant une escalade des tensions. Le ministre déchu avait tenté de rejeter la responsabilité des lenteurs de l’État sur le Premier ministre, « l’accusant à demi-mot de sabotage par le biais de relais sur les réseaux sociaux », a déclaré M. Filakota. En réponse, le Premier ministre Moloua a habilement retourné l'argumentation.
« Avec une habileté diplomatique certaine, sans jamais prononcer le nom de son ancien subordonné, Félix Moloua a longuement insisté sur les défaillances managériales, l’incapacité de pilotage et la mauvaise foi des gestionnaires précédents de la chaîne de l’économie », a-t-il affirmé. Il a ainsi attribué « l’enlisement économique de la nation aux initiatives de l’ancien ministre, savourant son autorité retrouvée devant une assistance qui a parfaitement compris la cible de ce réquisitoire », a ajouté M. Moloua. Suite à ces événements, le bureau du Premier ministre a dépêché un comité de contrôle pour récupérer les biens de l'État concernés.
Réorganisation gouvernementale et bilan économique
Richard Filakota était chargé de la supervision du Plan National de Développement (PND), un programme essentiel pour les orientations économiques de la Centrafrique. Sa mission incluait également de structurer et de dynamiser l'économie du pays. M. Filakota avait précédemment formulé des critiques concernant la gestion de certaines entités, « qualifiant par exemple la gestion du RCPCA de structurelle et chaotique malgré les milliards de dollars annoncés à l’époque », selon ses propres déclarations. Ces remarques s'inscrivaient dans un contexte où le Premier ministre Félix Moloua avait analysé l'échec de la mise en œuvre du PND lors d'une réunion officielle axée sur les réformes économiques. La réorganisation gouvernementale a conduit à son remplacement.
Monsieur Baghazard a succédé à Richard Filakota au poste de ministre de l'Économie, du Plan et de la Coopération. Ce changement intervient après des tensions croissantes et des accusations de mauvaise gestion. Avant son éviction, M. Filakota avait tenté de rejeter la responsabilité des lenteurs de l’État, « accusant à demi-mot de sabotage par le biais de relais sur les réseaux sociaux » le chef du gouvernement, comme il l'a lui-même déclaré. Le remaniement ministériel visant à revitaliser l'économie et à renforcer la mise en œuvre des politiques de développement a été officialisé avec la nomination de M. Baghazard. La Primature n'a pas commenté directement les raisons spécifiques de ce remplacement, au-delà des accusations générales de défaillances.