Depuis le 6 juillet 2026, un document se présentant comme un communiqué officiel de l'Agence Centrafricaine de Promotion de l’Habitat (ACPH) a été diffusé sur les réseaux sociaux. Cette fausse annonce invitait les personnes intéressées à s'inscrire en ligne et à verser des frais de 50 000 F CFA via Orange Money pour la réservation de terrains. Le Ministère de l'Urbanisme et de l'Habitat a réagi en démentant formellement cette information, affirmant qu'aucune campagne de souscription ou de réservation de parcelles n'avait été lancée sur les plateformes numériques. Selon les déclarations du Ministère, ces pratiques sont considérées comme des tentatives d'escroquerie visant la population et cherchant à semer la confusion. Le Ministère a souligné que de telles méthodes ne correspondent en rien aux procédures officielles d'acquisition de biens fonciers dans le pays.
Détails de la Fausse Annonce
Le document en circulation annonçait des souscriptions pour des parcelles viabilisées situées dans les localités de Bimbo, Bégoua et Danzi. Selon les indications de la fausse annonce, les souscriptions devaient être ouvertes du 6 au 22 juillet 2026. Ce même texte exigeait un acompte de 10% du montant total pour toute réservation de terrain. La fausse annonce précisait que les personnes intéressées devaient s'inscrire en ligne et effectuer le paiement des frais de 50 000 F CFA via Orange Money pour valider leur réservation.
Des experts ont relevé plusieurs incohérences dans le document. Il comportait des erreurs grammaticales notables, citant par exemple l'expression « devront être payer » au lieu de la forme correcte « devront être payés ». Le document présentait également une chronologie contradictoire concernant les étapes de souscription et de réservation, ce qui a soulevé des doutes quant à sa légitimité. Une des affirmations problématiques était que divers documents administratifs, tels qu'une attestation d’attribution, une délibération municipale, une convention, un contrat de cession, un certificat de localisation, un permis de construire, un plan cadastral et un titre foncier, devaient être délivrés après une unique opération de souscription. Cette simplification excessive des procédures administratives est une alerte pour les connaisseurs des processus fonciers.
Le texte spécifiait par ailleurs une retenue de 10% sur les remboursements en cas de dépassement de délais, sans fournir de justification légale à cette clause, ce qui est inhabituel pour une transaction officielle. On y retrouvait également des tournures inhabituelles, notamment l'expression « déjà viabilisés et prêts à être exploités » pour décrire les terrains, une formulation qui ne correspond pas au langage administratif habituel. Enfin, le document affichait des incohérences graphiques, telles qu'une typographie différente pour le numéro de référence, un blason de faible qualité et une date apposée par un tampon, suggérant une fabrication non officielle et un manque de professionnalisme évident. Ces éléments visuels sont souvent les premiers indices d'une tentative de fraude pour les observateurs avertis.
Clarifications sur l'ACPH et les Procédures Officielles
Le Ministère de l'Urbanisme a précisé que l'Agence Centrafricaine de Promotion de l’Habitat (ACPH) avait cessé ses activités il y a longtemps, soulignant que l'entité n'est plus opérationnelle. Cette clarification intervient dans le contexte d'une fausse annonce de vente de terrains utilisant le nom de l'agence, tentant ainsi de lui conférer une crédibilité usurpée. L'utilisation d'une entité non fonctionnelle est une tactique courante dans les escroqueries pour induire en erreur le public.
Le Ministère a également détaillé la procédure officielle d'acquisition de parcelles, indiquant qu'elle implique des requêtes directes auprès des services ministériels compétents. Aucune souscription en ligne ou via des services de paiement mobile n'est reconnue par les autorités. La procédure officielle est rigoureuse et transparente, conçue pour protéger les acquéreurs et garantir la légalité des transactions foncières. Elle commence par le dépôt d'une demande formelle auprès des services techniques du Ministère.
L'attribution d'une parcelle est formalisée par un arrêté ministériel, signé par le Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat, après un avis favorable des services techniques. Cette démarche garantit la légalité et la transparence de l'opération, à l'opposé des méthodes proposées dans l'annonce frauduleuse. Le processus inclut une vérification approfondie de la disponibilité de la parcelle et de la conformité du dossier de l'acquéreur. Ce n'est qu'après ces étapes validées qu'un acte d'attribution est émis.
Les paiements relatifs à l'acquisition de terrains doivent être effectués auprès de la trésorerie du Fonds d'Aménagement Urbain et d'Équipement (FAEU) et donnent lieu à la délivrance d'un reçu officiel. Le Ministère a insisté sur l'importance de cette procédure pour éviter les tentatives d'escroquerie et protéger les citoyens des pratiques frauduleuses. Il a rappelé que les paiements ne peuvent en aucun cas être réalisés en ligne ou via des plateformes de transfert d'argent mobile comme Orange Money, car ces canaux ne sont pas utilisés pour les transactions foncières officielles. La remise d'un reçu du FAEU est la seule preuve de paiement reconnue.
Mise en Garde et Recommandations au Public
Le Ministère de l'Urbanisme, de la Réforme Foncière, de la Ville et de l'Habitat a émis un démenti officiel le 9 juillet 2026. Cette déclaration visait à clarifier la situation autour d'une annonce de vente de terrains circulant sur les réseaux sociaux et à informer le public des risques encourus.
Le Ministère a affirmé que l'annonce attribuée à l'Agence Centrafricaine de Promotion de l’Habitat (ACPH) est « dépourvue de base légale ». Cette précision intervient après la diffusion d'un document invitant à des souscriptions pour des parcelles via des paiements en ligne, une méthode qui contrevient à toutes les réglementations en vigueur. Le Ministère a réitéré que toute offre de vente de terrains provenant de l'ACPH est frauduleuse, étant donné que l'agence n'est plus en activité.
Les autorités ont également indiqué que les paiements relatifs à l'acquisition de terrains ne s'effectuent ni en ligne ni par l'intermédiaire de services financiers mobiles comme Orange Money. La procédure officielle implique des transactions directes auprès des services ministériels et de la trésorerie du Fonds d'Aménagement Urbain et d'Équipement (FAEU), avec la remise d'un reçu officiel. Cette insistance sur les canaux de paiement légaux est clé pour la sécurité des transactions.
L'initiative #StopATènè, une campagne de sensibilisation aux escroqueries, a recommandé au public de ne procéder à aucun paiement basé sur cette annonce. Elle a également conseillé aux citoyens de vérifier toute offre de terrain directement auprès du Ministère de l'Urbanisme, de la Réforme Foncière, de la Ville et de l'Habitat afin de s'assurer de sa légalité et d'éviter toute tentative de fraude. La vigilance est de mise face à la prolifération de fausses annonces sur les plateformes numériques, et la consultation des services officiels reste le moyen le plus sûr de se prémunir contre les escroqueries foncières.