Le Cacao Oublié de Centrafrique : Un Secteur Ignoré

Culture du cacao : pourquoi le gouvernement centrafricain ne s’y intéresse pas ?
Photo: RNL/Ibrahim Bianga via Radiondekeluka

Un sujet d'actualité économique, diffusé le 18 juillet 2026, met en lumière le secteur du cacao en République centrafricaine, une culture qualifiée de « quasi oubliée » dans le pays. Cette émission, qui fait partie d'un magazine économique, s'intéresse à une filière peu visible malgré son potentiel. Le reportage aborde les défis et les perspectives de cette production agricole, cherchant à alerter sur son état actuel. Il note que le secteur du cacao, bien que présent, est largement méconnu et manque cruellement de soutien pour se développer pleinement.

Un Producteur Témoigne

Edouard Mbango, producteur de cacao originaire de Boukoko, dans la région de la Lobaye, a participé à la discussion sur le sujet. Sa contribution a permis d'éclairer les réalités et les défis auxquels sont confrontés les agriculteurs locaux. M. Mbango a partagé son expérience directe de la culture du cacao dans cette zone, soulignant les difficultés inhérentes à cette activité agricole en République centrafricaine. Il a été invité spécifiquement pour discuter de ce sujet, apportant ainsi une perspective de terrain essentielle. Son témoignage s'inscrit dans l'effort de documenter un secteur souvent négligé, malgré son potentiel économique pour la région et pour les communautés qui en dépendent.

Le Cacao en Centrafrique

La culture du cacao en République centrafricaine, bien que peu visible, persiste dans certaines régions du pays. Une image témoigne de cette activité, montrant des cabosses de cacao fraîchement récoltées sur une plantation située à Mobaye, dans la région de la Basse-Kotto. Cette production locale, souvent isolée, représente un pan méconnu de l'économie agricole centrafricaine. L'existence de ces plantations à Mobaye note la diversité des zones propices à la culture du cacao au-delà des exemples plus connus comme Boukoko, en Lobaye. Le faible développement de la filière et le manque d'infrastructures limitent souvent sa portée, mais ces récoltes illustrent un potentiel agronomique existant. La présence de ces cabosses, prêtes à être traitées, rappelle l'effort des agriculteurs locaux qui maintiennent cette culture malgré les défis logistiques et économiques. Ces images contribuent à documenter une réalité agricole souvent passée sous silence dans le pays, confirmant que le cacao est une culture presque oubliée mais toujours vivante.

Manque d'Intérêt Gouvernemental

Le développement de la filière cacao en République centrafricaine souffre d'un manque criant d'attention de la part des autorités nationales. Cette absence d'intérêt se manifeste par une faible structuration du secteur et des investissements quasi inexistants pour soutenir les producteurs locaux. Malgré la présence de cultures dans des régions comme la Lobaye, à Boukoko, ou la Basse-Kotto, à Mobaye, le cacao ne figure pas parmi les priorités économiques affichées par le gouvernement. Les agriculteurs, à l'image d'Edouard Mbango, sont souvent livrés à eux-mêmes face aux défis logistiques et commerciaux, peinant à écouler leurs récoltes et à moderniser leurs pratiques. Des initiatives externes, notamment de la part de l'Union Européenne ou de la Direction du développement et de la coopération DDC - Confédération Suisse, tentent parfois de pallier cette lacune en apportant un soutien ponctuel. Cependant, sans une impulsion politique forte et une stratégie nationale dédiée, le potentiel économique de cette culture reste largement inexploité. Une telle situation freine non seulement la croissance du secteur mais aussi l'amélioration des conditions de vie des communautés agricoles, qui pourraient bénéficier d'une filière mieux organisée et soutenue. Le reportage insiste sur le besoin urgent d'une reconnaissance et d'un investissement accrus pour sortir le cacao centrafricain de l'oubli.