Le BRDC dénonce l'échec économique du régime MCU et accuse de propagande

Centrafrique : le BRDC accuse le régime MCU d’échec économique et social avant de dénoncer une propagande gouvernementale à la longueur de la journée
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) a vivement critiqué la politique économique du régime de Faustin-Archange Touadéra lors d'une conférence de presse tenue le vendredi 11 septembre 2026 à Bangui. Cette rencontre avec la presse s'est déroulée au siège du Parti africain pour la transformation et l’émergence (Patri), la formation politique de Maître Kémpé Brongouba, coordinateur du BRDC. Dès l'ouverture de cette conférence, l'organisation a affirmé avec force que l'échec économique du régime MCU était désormais manifeste et indéniable. Le BRDC a également souligné que le Plan national de développement (PND) avait succédé au Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA), posant ainsi un jalon important dans l'évaluation des politiques économiques nationales.

Critiques sur la politique économique

Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) estime que les annonces officielles du gouvernement ne correspondent pas à la situation économique réelle du pays. L'organisation juge ces déclarations gouvernementales insuffisantes pour démontrer une amélioration concrète et tangible de l'économie nationale. Selon le BRDC, malgré les discours rassurants, les indicateurs sur le terrain peinent à refléter un progrès significatif pour la population.

Le BRDC a notamment critiqué la faiblesse structurelle de la mobilisation des ressources internes (MRI). Cette insuffisance chronique dans la collecte des fonds par l'État est considérée par le mouvement comme un obstacle majeur et persistant à la réalisation des engagements de développement pris par la République centrafricaine. Le BRDC met en lumière que sans une capacité accrue à générer des revenus propres, l'État peine considérablement à financer les projets essentiels et nécessaires à la croissance économique et à la stabilité du pays. Cette faiblesse de la MRI entrave la mise en œuvre de politiques publiques efficaces et la prestation de services de base à la population.

Le mouvement d'opposition a également insisté sur le fait que la faiblesse de la mobilisation des ressources par l'État représente une entrave fondamentale à l'atteinte des objectifs de développement. Il s'agit, selon le BRDC, d'un problème systémique qui compromet la capacité du gouvernement à investir dans les secteurs clés tels que l'éducation, la santé, les infrastructures et la création d'emplois. Le BRDC considère que cette lacune dans la gestion des finances publiques est une cause directe de la stagnation économique observée.

Objectifs de développement et bilan

Le groupe politique s'appuie sur les engagements de développement de la Centrafrique et les objectifs fixés pour l'année 2030 afin d'étayer ses critiques. Selon le BRDC, la République centrafricaine s'est solennellement engagée à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) d'ici 2030, une échéance qui approche à grands pas. Cette échéance, à seulement quatre ans, rend le bilan économique actuel d'autant plus préoccupant pour l'organisation, qui s'inquiète du rythme insuffisant des progrès réalisés.

Le BRDC estime que les résultats économiques demeurent insuffisants pour que le pays puisse atteindre les objectifs annoncés dans le cadre des ODD. Le mouvement considère qu'à ce rythme actuel, les cibles de développement risquent fort de ne pas être honorées, ce qui aurait des conséquences négatives durables sur le bien-être des citoyens centrafricains. Le BRDC déplore également l'absence d'un inventaire clair et détaillé permettant d'établir un bilan précis du programme précédent, le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA). Cette lacune empêche, selon eux, une évaluation rigoureuse des progrès effectivement réalisés et des défis persistants, rendant difficile toute planification future basée sur des données fiables.

La persistance de ces lacunes et l'incapacité à fournir un bilan transparent du programme antérieur soulèvent des questions importantes quant à l'efficacité des politiques mises en œuvre et à la redevabilité du gouvernement. Le BRDC insiste sur la nécessité d'une transparence accrue et d'une meilleure gestion des données pour évaluer précisément l'impact des actions gouvernementales et ajuster les stratégies en conséquence. Pour le groupe, sans une base solide d'évaluation, les efforts futurs risquent de reproduire les mêmes erreurs.

Accusations de propagande gouvernementale

Le groupe d'opposition a également accusé le gouvernement de tenter de présenter une image positive de son bilan, malgré les réalités économiques perçues par le BRDC. Selon le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), la communication officielle du régime s'apparente clairement à de la propagande, visant spécifiquement à masquer les réalités économiques difficiles du pays. Cette démarche, d'après le BRDC, vise à influencer l'opinion publique en diffusant un récit favorable qui ne correspondrait pas aux indicateurs économiques concrets et aux conditions de vie de la population sur le terrain.

L'organisation politique maintient que les efforts de communication du gouvernement, aussi intenses soient-ils, ne suffisent pas à masquer les carences qu'elle perçoit dans la gestion économique nationale. Le BRDC estime que cette stratégie de communication vise à détourner l'attention des problèmes structurels et des résultats insuffisants en matière de développement. Pour le BRDC, une communication transparente et honnête sur l'état réel de l'économie serait préférable à ce qu'il qualifie de tentative de manipulation de l'information.