L'ACFPE se trouve dans une situation financière critique, marquée par des dépenses élevées pour des événements qui n'ont pas rencontré le succès escompté. L'événement « Mois du travail », organisé le 10 mai, a coûté 84 millions de francs CFA, un montant bien supérieur aux 52 millions initialement prévus. Cette dépense s'est traduite par ce qui a été décrit comme un « désert humain », avec des stands vides et un public absent, selon les observations sur place. Ces coûts élevés pour des manifestations de faible affluence contribuent à la dégradation de la situation financière de l'organisation.
Dépenses somptuaires et dérives budgétaires
Le budget alloué au projet « I-COMPETE », s'élevant à 25 millions de francs CFA, a été annulé, selon des sources internes à l'ACFPE. Ces fonds ont été réaffectés à l'événement « Mois du travail », qui s'est déroulé le 10 mai. Cette décision a conduit à une augmentation significative des dépenses pour le « Mois du travail », dont le coût final a atteint 84 millions de francs CFA, dépassant de 32 millions de francs les 52 millions initialement prévus. La réaffectation des fonds du projet « I-COMPETE » vers cet événement est un élément central de la situation financière actuelle de l'ACFPE, marquée par des coûts élevés pour des manifestations à faible affluence.
Alerte sur les arriérés de salaire
La Direction de la Comptabilité et des Finances (DCF) a alerté sur les conséquences des dépenses engagées pour le « Mois du travail ». Selon la DCF, les fonds alloués à cet événement entraîneraient un épuisement des réserves de l'ACFPE. Cette situation est susceptible de provoquer des arriérés de salaire pour le personnel, mettant en péril la stabilité financière et sociale de l'organisation. Ces avertissements soulignent les préoccupations croissantes concernant la gestion budgétaire de l'ACFPE face à des dépenses jugées excessives.
Voyages et gestion contestée
L'article allègue que des fonds destinés aux projets d'insertion et aux salaires des employés sont détournés par le clan du directeur général par intérim et que ces agissements seraient couverts par le directeur de cabinet du ministre. À la suite de l'événement « Mois du travail », l'équipe de direction a effectué un déplacement de cinq jours à Mbaiki. Des plans de voyage supplémentaires vers Geneviève sont également mentionnés, soulevant des interrogations sur la gestion des ressources de l'ACFPE.
Réaction ministérielle face à la crise
Le Directeur de Cabinet (DIRCAB) du Ministère du Travail a réagi aux préoccupations concernant le risque d'arriérés de salaire au sein de l'ACFPE. Il a déclaré que « L'ACFPE n'est pas la première agence à avoir des arriérés de salaire », reconnaissant ainsi une situation de retard potentiel dans le paiement des rémunérations. Cette déclaration intervient alors que la Direction de la Comptabilité et des Finances (DCF) a alerté sur l'épuisement des réserves de l'organisation suite aux dépenses de l'événement « Mois du travail », augmentant le risque d'arriérés pour le personnel. La position du DIRCAB suggère une reconnaissance de la crise financière que traverse l'ACFPE.