La route Bouar-Bozoum en déliquescence : appel à l'aide des usagers

Vue de l'entrée de la ville de Bozoum, chef-lieu de l'Ouham-Pendé.
Photo: Réseaux sociaux via Radiondekeluka

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La dégradation avancée de la route reliant Bouar à Bozoum, dans la préfecture de l'Ouham-Pendé en Centrafrique, suscite l'inquiétude des usagers et des acteurs économiques. Cet axe routier, long de 115 kilomètres, est devenu difficilement praticable, entravant la circulation des biens et des personnes entre ces deux localités importantes. Un appel à l'aide a été lancé pour la réhabilitation de cette infrastructure vitale. Le présent article, publié le 12 juin 2026, met en lumière les défis rencontrés par les transporteurs et les commerçants qui dépendent de cette liaison pour leurs activités quotidiennes.

État préoccupant de la chaussée

Les usagers dénoncent à l'unisson l'état préoccupant de la route, devenue un obstacle majeur aux déplacements et aux échanges commerciaux entre Bouar et Bozoum. La dégradation avancée de la chaussée rend la circulation extrêmement difficile, impactant directement la fluidité des transports de marchandises et de personnes. Cette situation affaiblit considérablement les activités économiques locales. Les commerçants et les transporteurs, dépendants de cet axe pour leurs activités quotidiennes, se retrouvent confrontés à des délais de parcours allongés, des coûts d'entretien des véhicules accrus et une réduction du volume des échanges. Les difficultés de transit sur cette portion de 115 kilomètres entravent l'approvisionnement des marchés et limitent l'accès aux services essentiels dans la région de l'Ouham-Pendé. Cette déliquescence de l'infrastructure routière est perçue comme un frein au développement économique et social des deux localités. La présence de nids-de-poule profonds et de sections boueuses rend le trajet périlleux, augmentant le risque d'accidents et la fréquence des pannes mécaniques pour les véhicules. Les populations locales, qui dépendent de cette route pour accéder aux soins de santé, à l'éducation et aux marchés, sont également fortement pénalisées par cette situation qui isole davantage leurs communautés.

Demande d'intervention gouvernementale

Les usagers de la route Bouar-Bozoum lancent un appel pressant au gouvernement de la Centrafrique afin qu'il intervienne pour la réhabilitation de l'axe routier. Cet appel vise à restaurer la praticabilité de cette infrastructure essentielle, notamment dans la préfecture de l'Ouham-Pendé. Les voyageurs et les commerçants, qui dépendent de cette liaison de 115 kilomètres pour leurs activités quotidiennes, soulignent l'importance de cette intervention pour garantir la libre circulation des personnes et des biens. La dégradation avancée de la chaussée entrave actuellement les échanges économiques et l'accès aux services dans la région, rendant cette réhabilitation indispensable. Les acteurs locaux estiment qu'une action gouvernementale rapide permettrait de désenclaver les localités de Bouar et Bozoum, facilitant ainsi les transports et contribuant au dynamisme économique de cette zone. La remise en état de cette voie est perçue comme un facteur clé pour l'amélioration des conditions de vie et le développement des activités commerciales dans la région. Ils espèrent que le gouvernement prendra des mesures concrètes et durables pour résoudre ce problème structurel, dont les conséquences se font sentir sur l'ensemble de la chaîne logistique et commerciale.

Impact sur les échanges

La dégradation de la route Bouar-Bozoum a des répercussions significatives sur les activités économiques locales, comme l'explique Constant Ndolo Babou, un commerçant de Bangui. L'état actuel de l'axe routier engendre des difficultés d'approvisionnement pour les marchés de l'Ouham-Pendé. Les délais de transport s'allongent considérablement, et les coûts d'entretien des véhicules augmentent en raison des dommages causés par la chaussée. M. Ndolo Babou indique que ces obstacles réduisent le volume des échanges commerciaux entre Bouar et Bozoum, affectant ainsi les moyens de subsistance des populations dépendantes de cette liaison clé. Les produits agricoles peinent à atteindre les marchés à temps, entraînant des pertes pour les producteurs et une hausse des prix pour les consommateurs. La difficulté d'acheminement des marchandises manufacturées vers l'intérieur du pays freine le développement des petites entreprises et limite les opportunités économiques pour les habitants des localités concernées. Une route impraticable signifie non seulement des pertes financières, mais aussi un isolement croissant des communautés. ```