Jean-Pierre Mara, ancien député de Mala, a récemment dressé un constat alarmant concernant l'identité culturelle de la République Centrafricaine. Selon lui, il existe une absence totale d'éléments culturels visibles et identifiables comme "centrafricains". Mara a expliqué qu'un pays qui ne produit pas ses propres symboles culturels dépend entièrement des références visuelles venues de l’extérieur. Il a ajouté que l’imaginaire collectif s’appuie alors sur des modèles étrangers, ce qui renforce la dépendance culturelle et la perte d’identité. Ce diagnostic, formulé par l'ancien député de Mala, met en lumière une problématique profonde touchant à l'essence même de l'identité nationale et à sa projection tant interne qu'internationale.
Absence d'éléments culturels distinctifs
Jean-Pierre Mara affirme que la République Centrafricaine (RCA) ne possède pas de costume traditionnel reconnu, de coiffure emblématique, de style architectural typique ou de forme artistique identifiable qui lui soit associée. L'ancien député de Mala a notamment souligné l'absence de costumes masculins ou féminins distinctifs et d'une architecture traditionnelle adaptée au climat et reconnue comme un symbole national. Mara a également mentionné le manque de lignes artistiques, de motifs ou de sculptures identifiables, ainsi que l'inexistence de maisons conçues par des artistes centrafricains avec un modèle intérieur unique. Il a précisé que cette absence de repères visuels et esthétiques rend difficile l'identification d'une spécificité centrafricaine dans le paysage culturel mondial. « L’un des constats les plus frappants formulés par Jean-Pierre Mara concerne l’absence totale d’éléments culturels visibles et identifiables comme “centrafricains” », a déclaré Mara, insistant sur cette lacune. Il a ajouté qu'« un pays qui ne produit pas ses propres symboles culturels dépend entièrement des références visuelles venues de l’extérieur. L’imaginaire collectif s’appuie alors sur des modèles étrangers, ce qui renforce la dépendance culturelle et la perte d’identité. » Pour Jean-Pierre Mara, cette situation est d'autant plus préoccupante qu'elle prive la nation d'outils fondamentaux pour exprimer sa singularité.
Causes du déficit culturel
Ce vide culturel s'explique, selon Jean-Pierre Mara, par l'absence de politiques publiques dédiées. L'ancien député de Mala attribue cette situation à un manque de mesures concrètes pour le développement et la préservation de la culture centrafricaine. Il évoque notamment l'inexistence d'un musée digne de ce nom qui pourrait servir à conserver et exposer le patrimoine national. Mara pointe également l'absence de programmes de soutien aux artistes, qui sont pourtant essentiels pour la création et la diffusion d'œuvres originales. Ces programmes seraient cruciaux pour permettre aux créateurs locaux de développer des formes d'expression authentiques et de les promouvoir. Enfin, il mentionne le manque d'institutions spécifiquement chargées de la sauvegarde des savoir-faire traditionnels, un élément clé pour la transmission intergénérationnelle de l'identité culturelle. Ce constat met en lumière une carence structurelle dans l'approche de la culture en République Centrafricaine, où les initiatives privées peinent à compenser l'absence d'un cadre institutionnel solide.
Conséquences et dangers identitaires
Jean-Pierre Mara considère cette absence de symboles culturels comme un danger majeur pour la République Centrafricaine. Selon l'ancien député de Mala, cette situation mène inévitablement à une dépendance vis-à-vis des références visuelles étrangères. Il estime que l'imaginaire collectif centrafricain se construit alors sur des modèles importés, ce qui, à terme, entraîne une perte d'identité culturelle propre. Cette dépendance, a-t-il affirmé, affaiblit la capacité du pays à se définir par ses propres productions culturelles et artistiques. Pour Mara, l'incapacité à développer et à promouvoir des marqueurs culturels nationaux expose la RCA à une assimilation progressive par des influences externes, menaçant la singularité de sa population. Il note que sans une culture visible et affirmée, la nation risque de perdre sa voix unique dans le concert des cultures mondiales, avec des implications profondes pour la cohésion sociale et le sentiment d'appartenance de ses citoyens.