Un rapport de l'ONG Global Initiative Against Transnational Organised Crime (GI-TOC), rendu public le 10 juin 2026, met en lumière un système d'extraction illégale de ressources en République Centrafricaine. Selon ce rapport, l'or et les diamants seraient extraits hors de tout cadre légal et évacués par des avions-cargos militaires russes, contournant ainsi les douanes centrafricaines. Ces révélations interviennent alors que, le 25 mai à Brazzaville, lors des assemblées de la Banque Africaine de Développement (BAD), le Président Faustin-Archange Touadéra a été interpellé par un journaliste sur la persistance de la pauvreté dans un pays si riche en ressources. Cet article est daté du 15 septembre 2026.
Rapport Accusateur sur les Marchés Criminels
Le rapport de la Global Initiative Against Transnational Organised Crime (GI-TOC), qui détaille l'exploitation illégale des ressources en République Centrafricaine, est intitulé « Malicious Markets ». Ce document met en évidence la complexité des réseaux criminels à l'œuvre. Selon les conclusions de la GI-TOC, des réseaux liés à l'organisation Wagner auraient établi et contrôleraient leurs propres routes commerciales pour l'acheminement de diverses marchandises illicites. Ces routes traverseraient les frontières régionales et seraient utilisées pour le trafic de bois, de minéraux, ainsi que de tramadol contrefait. Cette mainmise sur les voies d'approvisionnement et de distribution permettrait à ces entités de fonctionner en dehors des cadres légaux établis, contribuant à une économie parallèle opaque.
Monopole Énergétique et Exploitation Minière
Le rapport « Malicious Markets » de la Global Initiative Against Transnational Organised Crime (GI-TOC) détaille la mainmise du groupe Wagner, désormais opéré sous la bannière d'Africa Corps, sur des sites miniers stratégiques en République Centrafricaine. Ce document, rendu public le 10 juin 2026, met spécifiquement en lumière le contrôle exercé par ces entités sur des exploitations, notamment celle de Ndassima. Selon les conclusions du rapport, cette mainmise permet à Wagner/Africa Corps de diriger des activités d'extraction de ressources, contournant ainsi les mécanismes de régulation étatiques et les cadres légaux établis pour le secteur minier. Cette situation s'inscrit dans un schéma plus large d'exploitation économique illégale des ressources du pays.
Complicité Gouvernementale et Fuite des Questions
Le groupe Wagner/Africa Corps détient un monopole sur l'importation de carburant en République Centrafricaine, une situation qui, selon le rapport « Malicious Markets » de la Global Initiative Against Transnational Organised Crime (GI-TOC), est soutenue par le gouvernement centrafricain. Le même rapport indique que Wagner a exercé une influence sur les autorités pour interdire les ventes officielles de tramadol, afin de mieux contrôler les circuits de distribution parallèles de ce produit. Ces révélations surviennent alors que le président Faustin-Archange Touadéra a été interpellé à Brazzaville sur la gestion des ressources du pays. Lors de sa réponse, le président Touadéra n'a cependant pas prononcé les mots « or », « diamant », « uranium » ou « bois », des ressources pourtant abondantes en République Centrafricaine et au cœur des préoccupations soulevées par la GI-TOC.
Implications Économiques et Souveraineté
Le monopole du carburant en République Centrafricaine génère entre 17,5 et 30 millions de dollars de profits illicites annuellement, lesquels sont injectés dans les réseaux russes. Parallèlement, le président Faustin-Archange Touadéra évite systématiquement les questions des journalistes indépendants concernant les ressources du pays.