La République Centrafricaine relance la lutte contre les barrières illégales

La barrière de Zanga, sur l’axe M’baïki–Boda, dans la Lobaye.
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Le gouvernement de la République Centrafricaine a reconnu la résurgence des barrières illégales sur l'ensemble du territoire national, un phénomène qui entrave les déplacements et les activités économiques. Cette déclaration intervient alors que les autorités réaffirment leur détermination à lutter contre ces pratiques, considérées comme un frein majeur au développement et à la stabilité du pays. La reconnaissance officielle de cette résurgence note l'urgence pour les pouvoirs publics d'agir de manière coordonnée et efficace.

Actions gouvernementales récentes

Le 29 mai, le chef du gouvernement de la République Centrafricaine a organisé à Bangui une réunion stratégique avec les services décentralisés. Cette rencontre visait à aborder spécifiquement la problématique des barrières illégales qui entravent la libre circulation et le commerce à travers le pays. La discussion a réuni les responsables des différentes entités gouvernementales impliquées dans la gestion et le contrôle du territoire, soulignant une approche coordonnée pour démanteler ces obstacles. Les participants ont examiné les défis actuels et les moyens d'y faire face, mettant en lumière la complexité du phénomène et la nécessité d'une réponse multidimensionnelle. Le gouvernement entend ainsi renforcer les mesures existantes et élaborer de nouvelles stratégies pour assurer la sécurité des axes routiers et la fluidité des activités économiques. Cette initiative fait suite à la reconnaissance officielle par les autorités de la résurgence de ce phénomène, confirmant la priorité accordée à cette problématique.

Historique des mesures

Plus de trois ans auparavant, un comité de lutte contre les barrières illégales a été créé et placé sous l'autorité du Premier ministre. Cette initiative visait déjà à encadrer les efforts nationaux pour démanteler ces obstacles à la circulation et au commerce, marquant une première étape significative dans la réponse gouvernementale. En février 2023, les autorités ont pris de nouvelles dispositions pour renforcer cette action. Une brigade spéciale mixte dédiée au contrôle des barrières routières a été mise sur pied, complétant les structures existantes. Cette brigade a pour mission d'effectuer des patrouilles régulières et des interventions ciblées sur les routes principales et secondaires. Parallèlement, un comité spécifiquement chargé de la lutte contre les barrières illégales a également été établi à cette période, marquant une volonté continue d'intensifier la surveillance et les interventions sur le terrain. Ces mesures successives démontrent un engagement durable de l'État centrafricain à éradiquer ce fléau.

Appel à la collaboration citoyenne

Le gouvernement centrafricain a mis en place un numéro vert gratuit afin de recueillir les plaintes, les dénonciations et les signalements concernant les barrières illégales. Cette initiative vise à mobiliser la population dans la lutte contre ce phénomène, permettant aux citoyens de contribuer activement à l'identification et au démantèlement de ces entraves à la circulation. Le numéro vert constitue un canal direct pour toute personne souhaitant alerter les autorités sur la présence de points de contrôle non autorisés ou sur des exactions commises à ces barrages, offrant un moyen sûr et anonyme de rapporter les abus. La participation citoyenne est jugée essentielle pour le succès de cette campagne, car elle permet une meilleure réactivité des forces de l'ordre. Cette mesure s'inscrit dans la continuité des efforts gouvernementaux pour restaurer la libre circulation des biens et des personnes sur le territoire.

Enjeux et perspectives

Plus de 240 barrages illégaux ont été démantelés en décembre 2025, concentrant ces opérations dans le nord-ouest du pays. Cette action ciblée s'inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à restaurer la libre circulation et à sécuriser les axes routiers, notamment dans les régions où ces entraves sont les plus prévalentes. Le démantèlement de ces entraves marque une étape significative dans la lutte contre les pratiques illicites qui perturbent le commerce et les déplacements, et qui peuvent également alimenter des réseaux criminels. Les autorités poursuivent leurs efforts pour maintenir cette dynamique et prévenir la réapparition de ces points de contrôle non autorisés sur le territoire, reconnaissant que la vigilance doit rester constante pour consolider les acquis. L'objectif final est de garantir un environnement sécurisé et propice aux échanges économiques à travers tout le pays.