La coalition d'opposition BRDC a organisé une conférence de presse le 16 avril 2026 au siège du parti PATRIE à Bangui. Cette rencontre publique a permis de formaliser les revendications politiques de l'organisation au sein de la République centrafricaine. Maître Crépin Mboli-Goumba assure la fonction de coordinateur de la BRDC. Il a dirigé les échanges lors de cet événement tenu dans la capitale.
Critiques de la gouvernance actuelle
La BRDC conteste les conditions d'exercice du pouvoir exécutif en République centrafricaine. Ses membres affirment que le président Faustin-Archange Touadéra occupe ses fonctions depuis deux mandats consécutifs entamés en 2016. Cette analyse de la longévité présidentielle constitue un axe central des critiques formulées par la coalition lors de la conférence de presse à Bangui.
Les opposants se penchent également sur les modalités de la cérémonie d'investiture présidentielle. Selon la BRDC, cet événement s'est déroulé dans un stade disposant d'une capacité de 20 000 places. La coalition utilise ces éléments pour remettre en cause la légitimité des processus institutionnels actuels. Ces déclarations visent à illustrer une gouvernance qu'ils jugent déconnectée des aspirations populaires. Maître Crépin Mboli-Goumba porte ces accusations au nom de l'organisation pour justifier la nécessité d'un dialogue politique national. Aucune réponse officielle de la présidence n'a été communiquée suite à ces allégations émises lors de la rencontre au siège du parti PATRIE.
Défaillances du système éducatif national
La coalition BRDC porte un regard critique sur la gestion du secteur de l'éducation en République centrafricaine. Maître Crépin Mboli-Goumba a affirmé, lors de la conférence de presse tenue le 16 avril 2026 à Bangui, que 67 % du personnel enseignant exerçant sur le territoire national sont des « maîtres parents ». La coalition présente ce chiffre comme une illustration des failles structurelles du système éducatif actuel, pointant une dépendance accrue envers un personnel précaire non pris en charge directement par l'État.
Face à ces enjeux de gouvernance, la coalition BRDC a également annoncé une stratégie de contestation électorale. Les membres de l'organisation ont appelé au boycott des scrutins organisés par l'Autorité nationale des élections (ANE). Cette décision, communiquée par les représentants de la coalition au siège du parti PATRIE, vise à manifester leur refus de participer aux processus électoraux supervisés par cette instance. La BRDC conditionne la fin de ce mouvement à l'ouverture d'un dialogue politique national, qu'elle estime nécessaire pour garantir la transparence et la légitimité des futures échéances démocratiques en République centrafricaine. Aucune réaction n'a été émise par l'ANE suite à cet appel au boycott lancé par la coalition.