La CNDHLF tente de désamorcer les tensions entre Dologuélé et les autorités

Anicet-Georges Dologuélé, ancien candidat à la présidentielle du 28 décembre 2025.
Photo: Réseaux sociaux via Radiondekeluka

La Commission Nationale des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales (CNDHLF) cherche activement à désamorcer les tensions persistantes entre le président de l'Union des Forces Républicaines (URCA), Anicet Georges Dologuélé, et les autorités du pays. Des membres de la CNDHLF ont mené des échanges approfondis avec Anicet Georges Dologuélé le mercredi 20 mai. Bien que le contenu précis de ces discussions n'ait pas été révélé publiquement, cette initiative note l'importance accordée par la Commission à la résolution pacifique des différends. Cette rencontre s'inscrit dans un contexte de tensions continues et complexes entre l'opposant Anicet-Georges Dologuélé et les autorités nationales, une situation qui a récemment pris une tournure plus visible avec des incidents liés à ses déplacements.

Incident de voyage et confiscation de passeport

Ces tensions ont été mises en lumière de manière significative le 5 mai dernier, lorsqu'Anicet Georges Dologuélé, en tant que président de l'URCA, a été empêché de quitter le pays. L'incident s'est produit à l'aéroport international Bangui-Mpoko, alors qu'il s'apprêtait à prendre un vol. Il avait prévu de se rendre à Addis-Abeba, en Éthiopie, suite à une invitation officielle de l'Union africaine, démontrant ainsi l'importance de son déplacement au niveau continental. Cependant, les autorités aéroportuaires sont intervenues, confisquant son passeport diplomatique et l'empêchant de monter à bord de son vol. Anicet Georges Dologuélé a rapidement réagi à cette décision, la dénonçant publiquement lors d'un point de presse organisé peu après l'incident. Il a exprimé son indignation face à ce qu'il considérait comme une entrave à sa liberté de mouvement et à ses activités politiques internationales.

Accusations de persécution politique

Suite à cet incident, Anicet Georges Dologuélé a affirmé être une victime de persécution politique de la part des autorités en place. Le président de l'URCA a déclaré que ces actions ciblées, visant à entraver ses activités, ont commencé dès l'annonce de sa candidature à la dernière élection présidentielle. Selon lui, cette situation n'est pas un événement isolé mais s'inscrit dans une série de mesures visant à le marginaliser politiquement. Cette affirmation s'inscrit dans un contexte de tensions continues et croissantes entre l'homme politique et le gouvernement, marqué récemment par l'épisode de la confiscation de son passeport diplomatique à l'aéroport. L'opposant a régulièrement dénoncé ce qu'il perçoit comme des entraves systématiques à son activité politique légitime et à ses déplacements, soulignant une atmosphère de méfiance et de confrontation. Il a insisté sur le fait que ces actions visaient à le réduire au silence et à limiter son influence sur la scène politique nationale.

Réponse présidentielle et contraintes administratives

En réponse aux allégations d'Anicet Georges Dologuélé, le président Faustin-Archange Touadéra a apporté une explication différente. Selon le chef de l'État, Anicet Georges Dologuélé aurait fait face à des contraintes administratives, écartant ainsi toute pression politique délibérée de la part du gouvernement. Cette déclaration intervient après que l'opposant ait été empêché de quitter le pays le 5 mai et que son passeport diplomatique ait été confisqué, et visait à clarifier la position officielle. Les propos du président Touadéra suggèrent que l'incident à l'aéroport international Bangui-Mpoko relevait de procédures administratives courantes ou de vérifications nécessaires, plutôt que d'une manœuvre politique délibérée visant à cibler spécifiquement l'opposant. L'affirmation du président contraste fortement avec la perception d'Anicet Georges Dologuélé, qui dénonçait une persécution politique. Cette divergence d'interprétation des faits note les tensions existantes et le fossé de compréhension entre l'administration et l'opposition, malgré les efforts de médiation entrepris par des entités comme la CNDHLF. La situation met en lumière la difficulté de trouver un terrain d'entente et de dissiper les malentendus dans le climat politique actuel.