Le prix du litre de super carburant a augmenté en République centrafricaine à compter du 1er octobre 2026. Ce tarif à la pompe est passé de 1 050 à 1 150 francs CFA par litre sur l'ensemble du territoire national. Cette révision tarifaire s'applique aux consommateurs et aux transporteurs nationaux. Les stations-service ont procédé à l'affichage de ce nouveau prix officiel dès le début du mois d'octobre. Cette mesure modifie les conditions d'accès au carburant pour les usagers de la République centrafricaine par rapport au tarif en vigueur auparavant.
Une dépendance aux marchés internationaux
Le prix du gasoil a également subi une augmentation pour les consommateurs privés en République centrafricaine, passant de 1 250 à 1 400 francs CFA par litre à compter du 1er octobre 2026. Cette révision tarifaire s'ajoute aux mesures de régulation des hydrocarbures observées par le passé dans le pays. Le gouvernement centrafricain avait déjà procédé, en janvier 2023, à une hausse des prix de 50 % pour l'essence et de 70 % pour le gasoil.
Faustin-Archange Touadéra a justifié cette situation structurelle en déclarant : « Nous ne produisons pas du pétrole ». La République centrafricaine demeure en effet tributaire de ses importations pour couvrir ses besoins énergétiques nationaux, ce qui influence directement les coûts à la pompe.
Le Fonds Monétaire International (FMI) a documenté les difficultés liées à ce modèle d'approvisionnement. Selon les données publiées par cette institution, le prix moyen d'importation du carburant en République centrafricaine était, en novembre 2022, 1,8 fois plus élevé que celui constaté dans les autres pays de la région. Cette disparité tarifaire reflète les contraintes logistiques et économiques auxquelles le pays fait face pour acheminer les produits pétroliers sur son territoire.
Face à ces déséquilibres, le FMI a formulé des recommandations précises aux autorités nationales. L'institution financière a préconisé l'adoption d'un prix de référence international afin de mieux aligner les coûts locaux sur les fluctuations des marchés mondiaux. Parallèlement, le FMI a suggéré la mise en place d'un système d'importation plus transparent pour améliorer la gestion de la chaîne d'approvisionnement en carburant. Ces mesures visent à limiter l'impact des variations des cours mondiaux sur l'économie centrafricaine et à stabiliser les prix pour les usagers finaux.