Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) a vivement critiqué, ce jeudi 2 juillet 2026, l'exécutif centrafricain pour son manque d'anticipation et l'opacité entourant les événements tragiques dans l'Est du pays. Le GTSC qualifie l'attitude du gouvernement de « démissionnaire » face à la dégradation sécuritaire. En conséquence, le GTSC a déclaré se réserver « le droit d’appeler la population à une mobilisation citoyenne pacifique, afin de porter à la connaissance des autorités le mécontentement général suscité par la dégradation continue de la situation sécuritaire du pays. »
Critiques sur l'inaction gouvernementale
Le GTSC dénonce également la gestion de l'information par les autorités, citant l'assassinat de l'Abbé Crépin MONGA à Zémio comme exemple de cette opacité. L'organisation de la société civile affirme que les services officiels disposaient d'informations concernant une attaque imminente sur Amdafock, mais auraient choisi l'inaction. Le GTSC considère la réponse du gouvernement à l'incident d'Amdafock comme une trahison de l'opinion publique, qualifiant cette réaction de « laconique et mensonger ». Face à cette situation, le GTSC a déclaré se réserver « le droit d’appeler la population à une mobilisation citoyenne pacifique, afin de porter à la connaissance des autorités le mécontentement général suscité par la dégradation continue de la situation sécuritaire du pays. »
Délégation de souveraineté et insécurité
Le GTSC accuse les autorités centrafricaines d'avoir délégué leur commandement aux forces russes de Wagner. Selon l'organisation, cette délégation de souveraineté compromet la capacité de l'État à assurer la sécurité de ses citoyens et de son territoire. Le groupe de la société civile affirme que l'absence de contrôle étatique laisse les frontières et les populations sans protection face aux menaces croissantes.
Le GTSC note que des groupes armés continuent de contrôler la zone d'Amdafock, malgré les récentes opérations militaires et les annonces gouvernementales. Cette situation, selon le GTSC, met en lumière les défaillances de l'État dans l'exercice de ses fonctions régaliennes et la persistance de l'insécurité dans plusieurs régions du pays. Face à ces manquements, le GTSC a réaffirmé sa position, déclarant : « En conséquence, le GTSC se réserve le droit d’appeler la population à une mobilisation citoyenne pacifique, afin de porter à la connaissance des autorités le mécontentement général suscité par la dégradation continue de la situation sécuritaire du pays. » Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes et de critiques persistantes à l'égard de la gestion de la crise sécuritaire par le gouvernement.
Réactions et démentis officiels
Le député de la circonscription d'Amdafock a publiquement contredit les déclarations du ministre de la Communication, Evariste NGAMANA. Cette divergence est intervenue alors que le gouvernement centrafricain fait face à des critiques grandissantes concernant la gestion de l'insécurité, notamment dans l'Est du pays. Les propos du ministre NGAMANA, qui visaient à rassurer l'opinion publique sur les opérations militaires en cours et la situation sécuritaire à Amdafock, ont été remis en question par l'élu local. Cette contradiction note les tensions existantes entre les différentes instances de l'État sur la perception et la communication autour des défis sécuritaires auxquels la Centrafrique est confrontée. Elle intervient dans un contexte où la population est en attente de réponses claires et coordonnées de la part des autorités.
Exigences et menaces du GTSC
Le GTSC exige du gouvernement qu'il reprenne sa souveraineté, estimant que la situation actuelle compromet la capacité de l'État à protéger ses citoyens. L'organisation a déclaré qu'elle se réservait « le droit d’appeler la population à une mobilisation citoyenne pacifique, afin de porter à la connaissance des autorités le mécontentement général suscité par la dégradation continue de la situation sécuritaire du pays » si l'État n'agit pas immédiatement pour remédier à cette dégradation.