Grève de ville morte à Bangui : un impact mitigé

Vue du centre-ville de Bangui, ce lundi 12 octobre 2026, lors de la journée « ville morte ».
Photo: RNL/Hugues Florentin Namkoïssé via Radiondekeluka

Un groupe d'organisations de la société civile a lancé une opération ville morte à Bangui ce lundi 12 octobre 2026. Cette action de grève, observée au sein de la capitale centrafricaine, visait à paralyser les activités économiques et les déplacements urbains. En initiant ce mouvement social, ces organisations cherchaient à manifester publiquement leurs revendications à travers une cessation concertée des activités habituelles. Les organisateurs ont appelé les citoyens à ne pas se rendre sur leurs lieux de travail afin de manifester leurs revendications. Ce mouvement a entraîné une baisse notable de la fréquentation des zones commerciales et une réduction du trafic habituel dans les rues de la cité. Les autorités et les acteurs locaux ont suivi le déroulement de cette journée de mobilisation, dont l'impact effectif sur le fonctionnement des institutions et du secteur privé reste contrasté. Les organisations à l'origine de l'initiative n'ont pas encore communiqué sur les suites éventuelles à donner à cet arrêt de travail, laissant planer l'incertitude sur la poursuite du mouvement.

Une mobilisation partielle dans l'administration

Des agents de la fonction publique ont adopté des postures divergentes face à l'appel à la grève ce lundi 12 octobre 2026 à Bangui. Une partie des fonctionnaires a rejoint les bureaux administratifs comme à l'accoutumée, assurant une présence dans les services publics malgré le contexte de contestation. Parallèlement, d'autres employés de l'État ont choisi de ne pas se rendre sur leur lieu de travail, suivant ainsi les consignes de mobilisation lancées par les organisations de la société civile. Cette disparité dans le comportement des agents a maintenu un niveau d'activité minimal au sein de plusieurs institutions, rendant le fonctionnement des administrations publiques irrégulier tout au long de la journée du 12 octobre 2026. La présence inégale des effectifs a directement affecté la capacité des services publics à traiter les dossiers courants et à accueillir les usagers.

Le secteur de l'éducation a connu une configuration similaire dans la capitale centrafricaine. Plusieurs établissements scolaires publics ont ouvert leurs portes aux horaires habituels ce 12 octobre 2026. Toutefois, aucune activité pédagogique n'a été dispensée au sein de ces écoles. Les enseignants et les élèves, bien que présents pour certains dans l'enceinte des établissements, n'ont pas conduit de cours. Cette situation a laissé les salles de classe vides d'enseignement, malgré l'ouverture physique des locaux. Les parents d'élèves ont ainsi constaté une interruption effective des programmes scolaires malgré la levée des rideaux des institutions éducatives. Ce constat témoigne de l'ambiguïté de la journée, où l'accès aux bâtiments a été maintenu sans pour autant permettre la continuité des apprentissages scolaires. La situation est restée stable dans l'ensemble de la ville tout au long de cette journée de grève.