Elysée Nguimalé, coordinateur de l'Observatoire de la Gouvernance Ouverte et de la Démocratie en Centrafrique (OGDC), a vivement critiqué l'attitude du Président Touadéra et de son gouvernement sur Radio Ndeke Luka. M. Nguimalé a soulevé des interrogations sur l'engagement au travail des dirigeants, citant Barthélémy Boganda : « Le premier élément, c’est l’élément matériel qui selon Boganda est le travail. Le travail à quel niveau ? Est-ce que nos autorités, le président de la République, les députés, le gouvernement, est-ce qu’ils travaillent ? » Selon lui, cette image symbolise un détachement du leadership face aux crises, à la misère et à l'insécurité du pays. Il a ajouté : « Si nous voyons le chef de l’État danser avec son gouvernement devant de l’alcool, on se demande si c’est-ce que c’est ça travailler ? »
Priorités décalées du pouvoir
Elysée Nguimalé a déclaré que les priorités du Palais de la Renaissance ne correspondent pas à la détresse quotidienne des Centrafricains. Il s'interroge sur l'engagement réel des autorités, incluant le Président, les députés et le gouvernement, vis-à-vis de leurs tâches. Pour M. Nguimalé, le travail assidu des responsables doit nécessairement précéder toute promesse de richesse faite à la population. Cette position note une divergence perçue entre les actions gouvernementales et les attentes de la population, confrontée à des défis persistants. L'Observatoire de la Gouvernance Ouverte et de la Démocratie en Centrafrique (OGDC) met en lumière ce décalage.
Le principe de travail de Boganda
Elysée Nguimalé a reproché aux dirigeants de la République centrafricaine de délaisser le travail au profit du divertissement. Cette accusation intervient dans un contexte où l'Observatoire de la Gouvernance Ouverte et de la Démocratie en Centrafrique (OGDC) critique régulièrement la gestion du pays.
M. Nguimalé a rappelé le principe établi par Barthélémy Boganda en 1950, qui érigeait le travail en premier pilier du progrès national. Selon le coordinateur de l'OGDC, cette fondation historique est aujourd'hui négligée par les autorités actuelles. Il a ainsi mis en lumière un écart entre les idéaux fondateurs et les pratiques observées, suggérant que l'engagement envers le labeur, cher à Boganda, n'est plus la priorité affichée par la direction du pays.
Symbolisme de la danse présidentielle
Elysée Nguimalé, coordinateur de l'Observatoire de la Gouvernance Ouverte et de la Démocratie en Centrafrique (OGDC), a décrit une scène où le Président Touadéra dansait avec son gouvernement, une image qui, selon lui, symbolise un certain détachement. Cette observation, faite lors de son intervention sur Radio Ndeke Luka, met en lumière une perception de l'action gouvernementale. M. Nguimalé a soulevé des interrogations quant à la pertinence de telles démonstrations face aux défis auxquels la République centrafricaine est confrontée. Il a ainsi critiqué ce qu'il interprète comme un contraste entre les priorités affichées et la réalité du quotidien des citoyens.
Absence de réaction officielle
Le Palais de la Renaissance n'avait émis aucune réaction officielle au moment de la diffusion des propos d'Elysée Nguimalé. Les critiques formulées par le coordinateur de l'Observatoire de la Gouvernance Ouverte et de la Démocratie en Centrafrique (OGDC) n'ont pas suscité de réponse immédiate de la part de la Présidence de la République centrafricaine ou du gouvernement. Cette absence de commentaire laisse en suspens la position des autorités face aux allégations de décalage entre les priorités gouvernementales et les attentes de la population. Les observateurs attendent de voir si une déclaration officielle interviendra ultérieurement pour répondre aux préoccupations soulevées.