La République Centrafricaine est confrontée à une grave pénurie de carburant, exacerbant les tensions. Serge Ghislain Djorie, ministre de l'Énergie, a réagi aux critiques croissantes en se positionnant non pas comme un responsable politique, mais comme un citoyen. « Je parle en tant que consommateur, je ne parlerai pas en tant que ministre, en tant que politicien, mais en tant que citoyen », a-t-il déclaré, selon un article daté du 13 septembre 2026. Cette crise survient alors que des figures comme Paul Crescent Beninga critiquent ouvertement la gestion de la situation par Djorie, mettant en lumière les défis auxquels le pays est confronté.
La défense du citoyen
Ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Serge Ghislain Djorie a fait une déclaration lors d'un débat politique sur Radio Nationale. Il y a affirmé s'exprimer en tant que simple citoyen face à la crise actuelle. « Je parle en tant qu’un consommateur, je ne vais pas parler en tant que ministre, en tant qu’un politique, mais en tant que citoyen », a-t-il déclaré. M. Djorie a ensuite invoqué des facteurs externes pour expliquer la pénurie, citant notamment la guerre en Ukraine, le conflit au Moyen-Orient, ainsi que les faibles niveaux d'eau de la rivière Oubangui comme principales raisons de la situation.
Critiques de la société civile
Paul Crescent Beninga, chercheur et porte-parole du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), a réagi aux propos de M. Djorie. Il a critiqué cette approche, estimant qu'un tel débat exigeait de la transparence et des données concrètes. M. Beninga a déclaré : « Lorsqu’on vient à ce genre de débat, on ne participe pas pour faire dans le populisme. Il faut avoir le courage d’avancer les chiffres ! » Cette interpellation note les attentes de la société civile quant à une gestion plus rigoureuse de la crise.
M. Beninga a mis en lumière une décision controversée concernant l'approvisionnement en carburant. Il a dénoncé l'octroi d'un monopole à la société Neptune Oil, une décision qui, selon lui, contrevient à la loi de 2007 régissant le secteur pétrolier en République Centrafricaine. Cette accusation suggère des irrégularités dans la gestion de l'importation et de la distribution des produits pétroliers, ajoutant une dimension de gouvernance aux critiques formulées.
Chiffres alarmants du secteur
Paul Crescent Beninga a souligné que les réformes gouvernementales, appuyées par Serge Ghislain Djorie, ont conduit à un effondrement du secteur pétrolier. Les recettes fiscales pétrolières ont chuté à moins de 2 milliards de francs CFA, contre une fourchette de 35 à 40 milliards précédemment, selon M. Beninga. Une diminution drastique des revenus a ainsi été observée, impactant significativement les finances publiques de la République Centrafricaine. Les institutions de Bretton Woods ont également relevé un déficit de près de 10 milliards de francs CFA dans ce même secteur. Ces chiffres illustrent la détérioration de la situation financière liée à l'approvisionnement en carburant.
Réactions et enjeux politiques
Paul Crescent Beninga a critiqué l'approche de M. Djorie, estimant qu'un tel débat exigeait de la transparence et des données concrètes. Le porte-parole du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) a déclaré que « lorsqu’on vient à ce genre de débat, on ne participe pas pour faire dans le populisme. Il faut avoir le courage d’avancer les chiffres ! » Cette interpellation note les attentes de la société civile quant à une gestion plus rigoureuse de la crise. M. Beninga a mis en lumière une décision controversée concernant l'approvisionnement en carburant, dénonçant l'octroi d'un monopole à la société Neptune Oil. Selon lui, cette décision contrevient à la loi de 2007 régissant le secteur pétrolier en République Centrafricaine, suggérant des irrégularités dans la gestion de l'importation.