Njoya Zakariaou, ministre délégué auprès du ministre des Transports du Cameroun, a rencontré Arthur Bertrand Piri, ministre d'État chargé de l'Équipement et des Travaux publics de la République centrafricaine, le 19 octobre 2026. Cette rencontre diplomatique et technique s'est tenue dans un contexte de nécessité opérationnelle urgente pour les deux nations voisines. Cette réunion entre les deux représentants officiels porte sur le rétablissement du corridor reliant Douala à Bangui, axe stratégique pour l'approvisionnement en carburant des deux pays. Les autorités camerounaises et centrafricaines cherchent par cet échange à sécuriser les flux de marchandises et à répondre aux difficultés logistiques affectant ce tracé transfrontalier. Le dialogue entre Njoya Zakariaou et Arthur Bertrand Piri marque une étape officielle dans la gestion concertée de cet itinéraire vital, essentiel à la fluidité des échanges commerciaux et à la stabilité énergétique de la zone.
Le mouvement de grève volant mort
Des conducteurs de poids lourds transportant des produits pétroliers vers la République centrafricaine ont initié le mouvement « volant mort » à Garoua-Boulaï. Par cette action, ces transporteurs ont immobilisé leurs véhicules à cette étape charnière du tracé, interrompant de fait le ravitaillement en hydrocarbures destiné à la capitale centrafricaine. Cette forme de contestation, caractérisée par l'arrêt total des activités de transport, a eu des répercussions immédiates sur la chaîne logistique qui dépend exclusivement de cet axe routier pour le transit des ressources pétrolières indispensables.
Cette grève a provoqué des pénuries de carburant à Bangui, entraînant des ralentissements économiques marqués dans la ville. Le blocage des camions-citernes sur cet axe vital a limité la disponibilité des ressources énergétiques nécessaires au fonctionnement des services et des activités commerciales locales. L'impact de cette interruption s'est fait ressentir sur l'ensemble de la capitale, où l'approvisionnement en hydrocarbures est une condition sine qua non du maintien des activités économiques quotidiennes, de la mobilité des populations et du fonctionnement des infrastructures urbaines. La rareté du carburant, consécutive à l'immobilisation des convois, a engendré des difficultés logistiques majeures au sein de la cité.
Le ministère des Transports du Cameroun a annoncé que la circulation des camions-citernes entre Garoua-Boulaï et Bangui a repris. Ce rétablissement du transit routier permet à nouveau l'acheminement des produits pétroliers vers la République centrafricaine, mettant fin à l'immobilisation des véhicules qui paralysait l'approvisionnement. Cette reprise des activités de transport fait suite aux échanges officiels entre les représentants des deux gouvernements, visant à normaliser la situation sur le corridor Douala-Bangui. Avec la levée de cette entrave, les autorités camerounaises et centrafricaines s'assurent désormais de la reprise effective du flux de ravitaillement, permettant ainsi de pallier progressivement les pénuries constatées à Bangui et de restaurer le rythme habituel des activités économiques et logistiques dans la capitale centrafricaine.