Rodrigue-Aymard Lelong-Dockafe Vali, directeur général de la météorologie en République centrafricaine, a publié une note de service le 15 octobre 2026. Ce document officiel réorganise l'organigramme interne du département à Bangui.
Cette décision suscite des critiques internes au sein de l'administration. Un haut responsable du département dénonce une gestion arbitraire : « C’est du jamais vu. Le DG s’est inventé des formules magiques dont lui seul a le secret pour placer ses proches et ses maîtresses. Il informe le ministre à titre de compte rendu, agissant comme si ce dernier lui avait donné carte blanche pour violer la loi ». La restructuration modifie la répartition des responsabilités au sein des services météorologiques nationaux.
Des nominations internes contestées
Kongombe Hermine a été nommée à la tête du service de la Météorologie Appliquée, tandis que Chimène Banzia prend la direction de l'Équipement et de l'Infrastructure Météorologique. Gildas-Christian Gonedere-Kossi a été désigné pour diriger le département des Opérations Météorologiques, selon les dispositions de la note de service du 15 octobre 2026.
Des voix s'élèvent au sein de l'administration pour contester la validité de ces décisions. Les critiques soutiennent que le directeur général, Rodrigue-Aymard Lelong-Dockafe Vali, ne dispose pas de l'autorité légale nécessaire pour outrepasser les décrets ministériels en vigueur par le simple biais d'une note de service interne. Selon ces opposants, la hiérarchie des normes administratives ne permet pas à un directeur général de modifier un organigramme validé par le ministère par ce type d'acte administratif.
Face à cette situation, des membres du personnel affectés par ces changements annoncent leur intention de contester ces nominations devant le Tribunal Administratif. Ils prévoient d'engager un recours juridique pour contester la procédure de sélection et la légitimité des postes attribués.
Le dossier de Gildas-Christian Gonedere-Kossi cristallise une partie des tensions. L'intéressé a été impliqué par le passé dans un scandale financier portant sur une somme de 3 millions FCFA, en lien avec des fonds destinés à une campagne électorale. Cette nomination spécifique alimente les débats sur les critères de sélection retenus par la direction générale pour les postes à responsabilité au sein de l'institution météorologique nationale. Les plaignants estiment que les antécédents de l'intéressé ne correspondent pas aux exigences de rigueur attendues pour la gestion des opérations météorologiques. La direction générale n'a, pour l'heure, pas réagi publiquement aux menaces de poursuites judiciaires formulées par les agents. Le climat social demeure tendu à Bangui, alors que le personnel attend des clarifications sur la portée juridique réelle de la note de service publiée par Rodrigue-Aymard Lelong-Dockafe Vali.