Crise de carburant à Bangui : les transports perturbés

La crise du carburant perdure à Bangui
Photo: RNL/Hugues Florentin Namkoïssé via Radiondekeluka

La ville de Bangui, capitale de la Centrafrique, est de nouveau confrontée à une crise de carburant, perturbant fortement les transports et l'activité économique depuis plusieurs jours. Cette pénurie généralisée affecte les automobilistes, les motards et les commerçants, entraînant de longues files d'attente devant les rares stations-service encore approvisionnées. La situation engendre des difficultés considérables pour les habitants et les entreprises locales. Les conséquences de cette crise se font sentir dans le quotidien des Banguissois, qui peinent à se déplacer et à maintenir leurs activités habituelles.

Pénurie affecte la circulation

Cette pénurie de carburant perturbe significativement les déplacements quotidiens dans la capitale centrafricaine. De nombreux véhicules de transport en commun, notamment les taxis et les mototaxis, sont immobilisés faute de carburant, rendant les trajets difficiles pour les habitants. Les rares véhicules encore en circulation augmentent drastiquement leurs tarifs, exacerbant la situation pour les usagers. Les principales artères de Bangui, habituellement animées, affichent une circulation réduite, et les files d'attente devant les stations-service approvisionnées s'étirent sur des centaines de mètres, parfois pendant des heures. Cette situation affecte également la mobilité des travailleurs et des étudiants, qui peinent à rejoindre leurs lieux d'activité. La fluidité du trafic est ainsi fortement compromise, impactant l'ensemble de la vie urbaine.

Hausse des prix contestée

Des voix s'élèvent pour déplorer l'augmentation des prix des transports dans la capitale centrafricaine. Cette hausse, imputée à la rareté du carburant et à son coût élevé sur le marché noir, affecte directement le budget des ménages et la capacité de déplacement des résidents. Les usagers se plaignent de devoir payer des sommes bien supérieures aux tarifs habituels pour leurs trajets quotidiens, créant une charge financière supplémentaire dans un contexte économique déjà tendu.

Cependant, les chauffeurs de mototaxis réfutent l'affirmation selon laquelle les prix des transports auraient augmenté. Ils expliquent que les tarifs sont adaptés à la difficulté d'approvisionnement en carburant et aux prix auxquels ils parviennent à s'en procurer, souvent auprès de vendeurs informels. Selon eux, le coût réel du carburant a explosé, les obligeant à ajuster leurs tarifs pour couvrir leurs dépenses et continuer à travailler. Cette divergence de perception entre usagers et transporteurs note la complexité de la crise actuelle.

Visite des stations-service

Pour évaluer l'ampleur de la situation, Edouard Rogossé, le ministre centrafricain du Commerce, de l'Industrie et des PME, a effectué une visite de plusieurs stations-service de la capitale. Cette tournée visait à constater directement l'état des approvisionnements et la gestion de la pénurie. Il a notamment observé les longues files d'attente et l'impact sur les activités quotidiennes des habitants de Bangui. Sa visite s'inscrit dans les efforts du gouvernement pour tenter de comprendre et de résoudre la crise qui paralyse le secteur des transports et affecte l'économie locale depuis plusieurs jours.

Impact sur la vie quotidienne

La crise de carburant à Bangui affecte directement la vie quotidienne des habitants, qui rencontrent d'importantes difficultés pour leurs déplacements. Les files d'attente interminables devant les pompes, lorsque celles-ci sont approvisionnées, témoignent de la rareté du produit. De nombreux résidents peinent à se rendre au travail ou à l'école, tandis que les commerçants voient leurs activités ralenties faute de pouvoir transporter leurs marchandises. Le coût du transport a également augmenté, pesant sur le budget des ménages. Cette situation contraint les Banguissois à revoir leurs habitudes et à consacrer un temps considérable à la recherche de carburant.