Controverse sur la nationalité de Dologuélé : une stratégie politique ?

Le leader de l’URCA SAnicet Georges DOLOGUELÉ
Photo via Corbeaunews-centrafrique

Voici l'article étendu, intégrant les faits supplémentaires et respectant la longueur et les contraintes spécifiées :

---

Fidèle Gouandjika, conseiller spécial de Faustin-Archange Touadéra, a publiquement interpellé Anicet Georges Dologuélé sur sa nationalité, l'exhortant à « réintégrer » sa nationalité centrafricaine. Cette demande, formulée « pour la dernière fois » par M. Gouandjika, a été émise à Bangui, marquant une nouvelle étape dans cette controverse persistante. M. Gouandjika a souligné l'urgence de cette démarche, affirmant que l'absence de cette réintégration pourrait potentiellement entraîner la perte du mandat parlementaire d'Anicet Georges Dologuélé. Cette déclaration publique met en lumière les pressions croissantes exercées sur l'homme politique, soulevant des questions sur les motivations sous-jacentes à cette interpellation.

L'ordre du tribunal

Le Tribunal de grande instance de Bangui a rendu une décision le 16 octobre 2025, annulant le certificat de nationalité centrafricaine d'Anicet Georges Dologuélé. Cette annulation du document d'identité, un acte juridique significatif, soulève des questions quant à la validité de sa candidature à des fonctions électives. Selon les observations faites, un candidat déclaré inéligible en raison d'un manque de nationalité centrafricaine ne devrait normalement pas voir sa candidature validée sans que cette décision judiciaire ne soit pleinement prise en compte par les autorités compétentes. La remise en cause d'un document aussi fondamental que le certificat de nationalité pourrait avoir des répercussions profondes sur la carrière politique de M. Dologuélé et sur sa capacité à se présenter aux élections futures.

La demande de Gouandjika

Fidèle Gouandjika a lié la « réintégration » de la nationalité centrafricaine d'Anicet Georges Dologuélé à la reconnaissance de la victoire présidentielle de Faustin-Archange Touadéra. Il a souligné que cette démarche était nécessaire pour que M. Dologuélé puisse être considéré comme un citoyen à part entière et soutenir la légitimité du chef de l'État. Cette conditionnalité suggère une dimension politique à la demande de clarification de la nationalité, allant au-delà d'une simple vérification administrative. L'article évoque le cas d'Abdoul Karim Meckassoua comme un précédent pertinent. M. Meckassoua avait été destitué de la présidence de l'Assemblée nationale en 2018, en partie à cause de questionnements sur sa double nationalité et de son statut de député. Ce parallèle est établi pour illustrer les potentielles implications politiques et juridiques de la controverse actuelle, suggérant que la situation de M. Dologuélé pourrait suivre un schéma similaire.

Contexte électoral et précédent

Malgré ces interrogations, le Conseil Constitutionnel a validé la candidature d'Anicet Georges Dologuélé à l'élection présidentielle de 2025 en novembre 2025. Son nom figurait également sur la liste définitive des candidats publiée par l'Autorité Nationale des Élections pour ce même scrutin. Cette validation, intervenue après la décision du Tribunal de grande instance de Bangui, ajoute une couche de complexité à l'affaire, car elle semble contredire les implications de l'annulation de son certificat de nationalité. Cette situation contraste avec celle de Martin Ziguélé, qui aurait obtenu son passeport diplomatique après avoir adressé un courrier au Président Faustin-Archange Touadéra. Cette comparaison met en évidence les différentes manières dont les questions de nationalité et d'identité peuvent être traitées au plus haut niveau de l'État, soulignant une possible inéquité ou des procédures variables selon les personnalités politiques.

Implications et enjeux

La controverse sur la nationalité d'Anicet Georges Dologuélé interroge sur une éventuelle préparation de sa destitution de l'Assemblée nationale. Cette situation pourrait s'inscrire dans une stratégie visant à écarter M. Dologuélé de son mandat parlementaire en s'appuyant sur les incertitudes entourant son statut de citoyen centrafricain. La question demeure de savoir si les démarches en cours, notamment l'annulation de son certificat de nationalité par le Tribunal de grande instance de Bangui, sont des prémisses à une action politique plus large visant à le marginaliser. Les implications de cette affaire s'étendent au-delà de la seule personne de M. Dologuélé, soulevant des interrogations sur la stabilité des mandats électifs et la manière dont les questions de nationalité peuvent être instrumentalisées dans le paysage politique centrafricain. La suite des événements sera déterminante pour clarifier le statut de M. Dologuélé et potentiellement redéfinir les critères d'éligibilité et de maintien en fonction pour les élus du pays. ---