La République centrafricaine dépend actuellement des importations pour satisfaire ses besoins en carburant. Cette réalité structurelle place le pays dans une situation de vulnérabilité économique permanente, où les fluctuations des marchés internationaux se répercutent directement sur le quotidien des citoyens. Dans ce contexte, Jules Njawe a formulé des critiques concernant la gestion des prix et la dépendance énergétique du pays, soulignant les tensions que ces enjeux font peser sur la stabilité nationale.
Jules Njawe a affirmé que le prix du carburant en France s'élève à « 3 euros et plus » par litre. En avançant ce chiffre, il cherche à établir une comparaison entre les réalités économiques des deux pays. Selon lui, cette situation reflète une emprise étrangère sur les ressources du continent, déclarant que « la France contrôle tout le carburant et tout le pétrole de l’Afrique ». Cette perspective, qui lie directement la souveraineté énergétique des nations africaines à une influence extérieure persistante, alimente un débat public intense sur la gestion des ressources naturelles et la dépendance aux circuits d'approvisionnement internationaux. Pour Jules Njawe, le contrôle effectif des hydrocarbures reste un levier fondamental de la puissance, et il considère que l'accès aux ressources pétrolières est entravé par cette mainmise qu'il dénonce avec vigueur.
Concernant la politique menée par le président Faustin-Archange Touadéra face aux fluctuations des prix à la pompe, Jules Njawe a qualifié ces mesures de « génie conceptuel et imaginaire ». Cette critique acerbe vise à noter, selon lui, l'inefficacité ou le caractère déconnecté des décisions prises par l'exécutif face à la réalité des coûts supportés par les consommateurs centrafricains. La gestion des prix à la pompe demeure, en effet, un point de friction constant entre la population, qui subit l'inflation, et les autorités publiques qui tentent de réguler un marché contraint par des importations coûteuses.
Il a par ailleurs soutenu que les hausses de prix observées ne sont « pas la faute » du président Faustin-Archange Touadéra. En dédouanant ainsi le chef de l'État de la responsabilité directe des tarifs pratiqués, Jules Njawe déplace le curseur de la critique vers des facteurs externes et structurels. Cette position nuancée, qui dissocie la figure présidentielle des conséquences économiques immédiates, témoigne de la complexité du débat politique actuel en République centrafricaine.
La dépendance aux importations, confirmée par les données actuelles, reste le socle de toutes ces discussions. Sans une autonomie de production ou de raffinage, la République centrafricaine subit mécaniquement les aléas des cours mondiaux et les contraintes logistiques liées à son enclavement. Les déclarations de Jules Njawe s'inscrivent donc dans une volonté de questionner les fondements mêmes de cette dépendance. Le débat sur le prix du carburant n'est ainsi pas seulement une question de chiffres ou de gestion comptable ; il devient, sous l'impulsion de ces prises de position, un enjeu de souveraineté politique et de réflexion sur les relations internationales entretenues par le pays. La persistance de ces questionnements note l'importance clé de la stratégie énergétique pour l'avenir de la République centrafricaine.