Condamnation de Didier Martial Pabandji pour agression et injures envers une magistrate

Didier Martial Pabandji a été reconnu coupable d'agression, de voies de fait et d'injures envers la magistrate Ruperte Banta et condamné par le Tribunal de Grande Instance de Bangui le jeudi 3 septembre. Pour ces faits remontant à avril 2026, Didier Martial Pabandji a écopé d'une peine d'un an de prison avec sursis. La justice a également ordonné le paiement d'une amende de 400 000 francs CFA. Il devra aussi verser 3 millions de francs CFA de dommages et intérêts à la plaignante, Ruperte Banta. Cette décision du Tribunal de Grande Instance de Bangui marque une étape importante dans cette affaire qui a captivé l'attention.

Les faits reprochés

Les faits qui ont mené à cette condamnation se sont déroulés à Landja-Mboko, une localité située dans le 9ᵉ arrondissement de Bangui. Le litige à l'origine de l'affaire concernait un désaccord foncier relatif au non-respect des limites entre les parcelles de Didier Martial Pabandji et de Ruperte Banta. Selon la partie civile, Didier Martial Pabandji aurait déplacé les bornes de la parcelle voisine, occupant ainsi une portion de terrain de 13 mètres de large sur 150 mètres de long. La partie civile a soutenu que cette action constituait une empiètement délibéré sur la propriété de la magistrate. Les avocats de la défense ont, pour leur part, affirmé que la magistrate aurait déplacé les bornes de leur client, ce à quoi ce dernier se serait opposé, cherchant à rétablir les limites originales de sa propriété.

La partie civile a produit des vidéos qui, selon elle, illustraient des violences physiques, des menaces de mort et des injures proférées par Didier Martial Pabandji à l'encontre de Ruperte Banta. Ces preuves visuelles ont été présentées pour étayer les accusations d'agression et de voies de fait. La plaignante aurait été bousculée durant l'altercation, subissant une blessure au genou qui l'aurait empêchée de mener ses activités normalement pendant un certain temps. Un certificat médical a été présenté pour étayer l'allégation de blessure de la plaignante, attestant de la nature de la lésion et de ses conséquences sur sa mobilité.

Le déroulement du procès

Au cours du procès, le procureur de la République a requis une peine d'un an de prison avec sursis assortie d'une amende d'un million de francs CFA à l'encontre de Didier Martial Pabandji. Cette réquisition reflétait la gravité des accusations portées contre l'accusé, notamment les agressions et les injures envers une magistrate en exercice. Les avocats de la défense ont quant à eux sollicité la mise en liberté provisoire de leur client, arguant de son droit à être jugé libre. La défense a également mis en doute l'authenticité du certificat médical présenté par la plaignante. Selon les avocats, le document aurait été délivré dans le district sanitaire de Bossembélé, alors que les faits reprochés se sont déroulés à Bangui, soulevant des interrogations sur la pertinence et la validité de cette preuve médicale. Ils ont insisté sur le fait que cette discordance géographique devait être prise en compte par le tribunal.

Réactions et suite

Les avocats de la défense de Didier Martial Pabandji ont annoncé leur intention de faire appel du verdict rendu par le Tribunal de Grande Instance de Bangui. Cette décision intervient après que le tribunal a condamné leur client à un an de prison avec sursis, une amende de 400 000 francs CFA et 3 millions de francs CFA de dommages et intérêts à verser à la magistrate Ruperte Banta. La procédure d'appel permettra à la défense de contester la décision rendue en première instance concernant les faits d'agression, de voies de fait et d'injures envers la magistrate. L'appel vise à obtenir une réévaluation des preuves et des arguments présentés, dans l'espoir de faire annuler ou modifier la condamnation prononcée. Cette démarche est une voie légale pour la défense de Didier Martial Pabandji de contester la culpabilité et les peines prononcées.