William Ndjapou a été démis de ses fonctions de conseiller juridique à la présidence, chargé de la réforme du droit et du suivi du processus électoral, par un décret présidentiel signé le 19 octobre 2026 en Centrafrique. Cette décision administrative marque la fin de ses responsabilités au sein de l'appareil d'État. Ce limogeage intervient après des déclarations critiques formulées par l'intéressé concernant des arrestations irrégulières. William Ndjapou a affirmé : « …le procureur ne reconnait pas avoir ordonné l’arrestation de ces personnes…. C’est pour dire que nous sommes dans une situation d’irrégularité. Je tiens à préciser que le président Touadéra est un homme de justice, un homme de paix. De pareilles choses ne viennent pas de lui. Il y a des gens qui gravitent autour du chef de l’Etat qui pensent pouvoir lui rendre service, lui faire plaisir en arrêtant ces personnes-là, et c’est en cela que je dis non! »
Contexte des arrestations contestées
Des leaders de la société civile ont été arrêtés le 15 octobre 2026. Cette interpellation est survenue alors que ces personnes s'apprêtaient à tenir une conférence de presse. L'événement visait à aborder le bilan d'une opération « ville morte » organisée le 12 octobre 2026. L'arrestation, survenue le 15 octobre 2026, a suscité une vive réaction de la part de William Ndjapou, qui a choisi de s'exprimer publiquement sur les ondes de Radio Ndeke Luka pour dénoncer ce qu'il qualifie d'irrégularités procédurales.
La mobilisation du 12 octobre 2026 avait été initiée pour protester contre la cherté de la vie. Les participants entendaient également dénoncer l'augmentation des prix du carburant en Centrafrique. La manifestation, qui visait à exprimer le mécontentement populaire face à ces conditions économiques, a précédé de trois jours l'arrestation des organisateurs.
William Ndjapou a exprimé son opposition publique à ces arrestations le 15 octobre 2026. Il a diffusé ses critiques lors d'une intervention sur les ondes de Radio Ndeke Luka, soulignant le caractère extrajudiciaire de l'opération menée contre les membres de la société civile.
D'autres responsables officiels ont également contesté la procédure visant les leaders de la société civile. Fidèle Gouandjika, conseiller spécial à la présidence, a fait part de son désaccord concernant ces interpellations. Le ministre Roméo Gribingui a lui aussi formulé des critiques à l'égard de ces arrestations. La position de ces hauts responsables met en lumière une divergence de vues au sein de l'administration sur la gestion des tensions sociales liées à la hausse du coût de la vie et aux mouvements de contestation. Alors que les leaders de la société civile demeurent au centre de l'attention, le départ de William Ndjapou, acté par le décret du 19 octobre 2026, note la sensibilité politique entourant ces interpellations et les critiques exprimées par les membres de l'exécutif.