Quentin Claver Ngouando, Élysée Nguemale, Steve Francis Bendo Ndeny, Barry Mardios et Igor Mokpem ont été arrêtés le 15 octobre 2026 en République centrafricaine. Ces interpellations font suite à la mobilisation dite « Ville morte » organisée le 12 octobre 2026 à Bangui ainsi que dans d'autres localités du pays. Les autorités ont procédé à ces arrestations trois jours après cet événement de contestation civile. Les cinq individus demeurent détenus dans un contexte où leurs conseils juridiques se voient privés d'accès à leurs clients.
Détention des cinq manifestants
Steve Francis Bendo Ndeny est actuellement détenu dans les locaux du commissariat central de Bangui. Quentin Claver Ngouando, Élysée Nguemale, Barry Mardios et Igor Mokpem sont quant à eux retenus au sein de la Compagnie nationale de sécurité (CNS). Ces lieux de détention distincts isolent les cinq manifestants des équipes juridiques chargées de leur dossier depuis leur interpellation intervenue le 15 octobre 2026. L'impossibilité pour les avocats de rencontrer leurs clients perdure dans ces deux centres de détention de la capitale centrafricaine. Les autorités maintiennent cette séparation physique malgré les demandes d'accès formulées par les conseils des personnes arrêtées à la suite de la mobilisation du 12 octobre 2026.
Tentatives infructueuses de la défense
Un collectif de douze avocats a officiellement notifié le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui de sa constitution de défense le 16 octobre 2026. Cette démarche formelle visait à assurer une assistance juridique aux cinq personnes interpellées à la suite des événements du 12 octobre.
Le 17 octobre 2026, les avocats Nicolas Tiangaye, Bruno Hyacinthe Gbiegbа et Becossor Feidangai se sont présentés aux centres de détention afin de rencontrer leurs clients. Les services de sécurité en faction ont opposé un refus catégorique à ces trois juristes, leur interdisant l'accès aux lieux de garde à vue.
Face à ce blocage, les conseils ont reçu l'information selon laquelle des instructions émanant des autorités étatiques de haut niveau interdisaient tout contact avec les détenus. Le collectif de douze avocats « dénonce une grave atteinte aux droits de la défense et au libre exercice de leur profession » après cette succession de refus administratifs. Ces avocats maintiennent leur volonté d'accéder aux dossiers et aux personnes privées de liberté, malgré les directives transmises par les responsables des unités de sécurité.