Bertin Béa rompt le silence sur les violences à Boali et Am-Dafock

Bertin Béa, homme politique et ancien député de Boali. Photo : RNL/Marcel Mbakoula, juillet 2026.
Photo: RNL/Marcel Mbakoula via Radiondekeluka

Bertin Béa s'est exprimé sur les violences récentes qui ont coûté la vie à de nombreux Centrafricains à Boali, dans la préfecture de l'Ombella-Mpoko, et à Am-Dafock, situé dans la Vakaga. Ces événements tragiques sont au centre de ses déclarations, qui mettent en lumière l'ampleur des pertes humaines et matérielles. M. Béa est désormais considéré comme un allié du président de la République, ce qui confère un poids particulier à ses prises de position publiques sur la situation sécuritaire du pays.

Violences meurtrières dans deux localités

À Boali, dans l'Ombella-Mpoko, 410 personnes ont été tuées et 215 autres blessées lors des violences. Des habitations ont été brûlées et des biens pillés, laissant de nombreuses familles démunies et sans abri. 150 personnes sont portées disparues dans cette localité, ajoutant à l'incertitude et à la détresse des habitants. Les violences ont également touché Am-Dafock, dans la préfecture de la Vakaga, où 105 personnes ont péri. Dans cette localité, 23 personnes ont été blessées et 10 maisons ont été incendiées, témoignant de la brutalité des attaques. Ces chiffres ont été communiqués par Bertin Béa, qui évoque des bilans "lourds" et des exactions "inqualifiables". Il a déploré la non-prise en compte de ces victimes par la communauté internationale, soulignant un sentiment d'abandon face à la gravité de la crise.

Bertin Béa, une figure politique clé

Bertin Béa, qui a récemment interpellé la communauté internationale sur les violences en Centrafrique, est une personnalité politique bien connue dans le pays. Son parcours est marqué par un engagement local fort, puisqu'il était autrefois député de la ville de Boali, une localité qu'il représente et où les récentes violences ont fait 410 morts et 215 blessés, selon ses propres chiffres. Sa connaissance approfondie de cette région lui confère une légitimité particulière lorsqu'il s'exprime sur la situation sécuritaire et humanitaire. Son passé d'élu local met en lumière son lien direct avec les populations affectées par ces événements tragiques. Cette proximité avec les victimes renforce la portée de son témoignage et de ses appels à l'aide. Ses prises de position actuelles, notamment son alignement avec le président de la République, le placent au centre des débats politiques nationaux concernant la gestion de ces crises. Cet alignement politique note l'importance de son rôle dans la recherche de solutions et l'attraction de l'attention sur les drames vécus par les populations.

L'interview exclusive d'Armando Yanguendji

Armando Yanguendji a mené un entretien exclusif avec Bertin Béa concernant l'ensemble de ces violences qui ont endeuillé Boali et Am-Dafock. Cet échange a permis à M. Béa de détailler les bilans humains et matériels qu'il a précédemment évoqués, fournissant ainsi une perspective supplémentaire sur la gravité de la situation. L'interview, menée par Armando Yanguendji, a offert une plateforme clé à Bertin Béa pour partager son témoignage et ses préoccupations. Lors de cette interview, il a réitéré ses préoccupations quant à l'absence de réponse adéquate de la part de la communauté internationale face aux exactions rapportées dans ces localités. M. Yanguendji a recueilli les déclarations de M. Béa, qui insiste sur la nécessité d'une prise de conscience et d'une action concrète pour venir en aide aux populations affectées. Sa prise de parole dans le cadre de cet entretien note son rôle actif dans la dénonciation des violences et la défense des intérêts des habitants de Boali et d'Am-Dafock, des régions qu'il connaît bien. Les chiffres alarmants qu'il a présentés, notamment les 410 morts à Boali, ont été au cœur de cette discussion, mettant en exergue l'urgence d'une intervention.