Steve Bendondeni a été arrêté à son domicile le 22 octobre 2026 à 4 heures du matin. Cette interpellation a suscité une vive réaction de son épouse, Farida. Selon cette dernière, l'opération a été menée par des forces de l'ordre venues sur les lieux avec deux véhicules. Le déroulement de cette action policière, survenue en pleine nuit, a été marqué par une absence totale de communication préalable envers la famille du militant.
Farida a dénoncé les conditions de cette arrestation en déclarant : « Les policiers sont venus avec deux pick-up, l’ont arrêté sans un mandat d’amener, ils l’ont arrêté sans une convocation, ils l’ont amené sans avoir de réponse ». L'intervention, survenue aux premières heures de la journée, se déroule dans un contexte de tensions marquées par l'organisation d'une conférence de presse. Aucun motif officiel n'a été communiqué concernant le placement en détention de Steve Bendondeni par les autorités compétentes au moment de son arrestation à 4 heures du matin le 22 octobre 2026.
Les circonstances des interpellations
Élysée Nguemalé et Quentin Guando ont été interpellés par les forces de sécurité peu avant le début d'une conférence de presse prévue. Cet événement devait permettre aux militants de dénoncer la cherté de la vie ainsi que la hausse des prix du carburant. Les forces de sécurité ont procédé à ces arrestations au moment précis où les organisateurs s'apprêtaient à s'exprimer publiquement sur ces questions économiques.
Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse, a justifié ces arrestations en affirmant que les leaders auraient été « pris la main dans la poche au niveau du centre saint jean 23 ». Cette version des faits est contestée par Paul Crescent Bininga, qui a précisé la nature de l'événement en déclarant : « Non, c’était une conférence de presse ». Le ministre soutient que la présence des militants au centre saint jean 23 justifiait l'intervention immédiate des forces de l'ordre.
Paul Crescent Bininga a formellement démenti l'existence de poursuites judiciaires préalables, affirmant que le procureur n'avait émis aucun mandat d'amener ni ordonné l'arrestation de ces militants. Selon lui, aucune base légale ne permettait aux forces de sécurité de procéder à l'interpellation d'Élysée Nguemalé et de Quentin Guando. Il a par ailleurs interrogé les fondements juridiques de cette intervention en déclarant : « À quel moment le législateur centrafricain dit-il qu’il faut avoir une organisation pour prendre la parole ? En quoi est-ce que c’est une infraction ? N’allez pas inventer les choses qui n’existent pas. Un individu peut être un leader d’opinion sans appartenir à une organisation ».
L'absence de mandat d'amener, notée par Paul Crescent Bininga, place les autorités dans une situation de justification complexe face aux militants qui entendaient simplement dénoncer la cherté de la vie. Le débat porte désormais sur la légalité de l'action menée au centre saint jean 23.