Petit Delphin KOTTO, coordinateur national de la COSCIPAC, a rendu publique le 5 mai 2026 une lettre ouverte. Dans ce document, il formule des critiques acerbes à l'égard de la gestion politique de la République centrafricaine, dénonçant une gouvernance qui, selon lui, compromet l'avenir du pays. La démarche de Petit Delphin KOTTO s'inscrit dans un contexte où les appels à une transition politique se multiplient, notamment à Bangui, reflétant une insatisfaction croissante au sein de la population et de la société civile.
Critiques du Gouvernement Touadéra
Petit Delphin KOTTO critique la gouvernance du président Faustin Archange TOUADERA, qu'il décrit comme myope et préjudiciable à l'avenir de la République centrafricaine. Selon lui, cette gestion manque de vision à long terme et compromet sérieusement les perspectives de développement du pays, le plongeant dans une incertitude politique et socio-économique.
Il estime par ailleurs que la légitimité du pouvoir actuel s'érode progressivement. Cette érosion est, d'après KOTTO, directement liée à l'incapacité du gouvernement à répondre aux besoins vitaux des familles centrafricaines. Une situation qui, selon son analyse, fragilise la confiance des citoyens envers les institutions en place et nourrit un sentiment de désillusion généralisé.
Conséquences de la Mauvaise Gestion
Les ressources publiques, selon Petit Delphin KOTTO, seraient gaspillées dans des projets jugés inefficaces, aggravant l'isolement de provinces telles que la Vakaga et le Haut-Mbomou. Cette situation contribuerait à une dégradation accélérée des infrastructures et des services essentiels dans ces régions éloignées du pouvoir central, accentuant les disparités territoriales.
La désorganisation administrative entrave, d'après ses déclarations, l'accès des citoyens à des droits fondamentaux. Il note que cette carence institutionnelle empêche la population de bénéficier pleinement des services de base et des protections offertes par l'État, créant un sentiment d'abandon et d'injustice.
La pauvreté et le chômage sont présentés par KOTTO comme des conséquences directes d'une économie incapable de générer de réelles opportunités. Cette incapacité à créer une dynamique économique pérenne alimenterait un sentiment de frustration au sein de la population centrafricaine, selon ses observations, menaçant la stabilité sociale.
Exigences pour l'Avenir
Petit Delphin KOTTO, coordinateur national de la COSCIPAC, appelle à une transition politique dont l'objectif serait de restaurer la transparence et l'équité au sein de la République centrafricaine. Selon lui, cette démarche est indispensable pour réorienter la gouvernance vers des principes plus justes et plus inclusifs pour l'ensemble de la population, garantissant ainsi un avenir plus stable.
KOTTO exige également que l'intérêt général devienne le pivot de l'action publique. Il estime que cette priorité est essentielle pour prévenir toute instabilité sociale future. Dans son analyse, la prise en compte des besoins collectifs est la seule voie viable pour assurer une paix durable et éviter des tensions au sein de la société centrafricaine, en favorisant une répartition équitable des richesses et des opportunités.
Propos Accusateurs
Petit Delphin KOTTO affirme que l'absence d'une politique nationale cohérente de 2016 à 2026 a créé un vide stratégique dans la gestion étatique. Ce manque de vision à long terme a, selon lui, laissé le pays sans feuille de route claire pour son développement. Il soutient également que la concentration des richesses à Bangui, au détriment de l'arrière-pays, alimente la frustration et compromet la cohésion nationale, exacerbant les inégalités régionales et les tensions sociales.