Anicet Georges Dologuélé dénonce l'interdiction de voyager et la confiscation de son passeport diplomatique

Politique : Dologuélé dénonce son interdiction de sortie et la confiscation de son passeport diplomatique
Photo: Réseaux sociaux via Radiondekeluka

Anicet Georges Dologuélé a dénoncé l'interdiction de voyager qui lui a été signifiée et la confiscation de son passeport diplomatique, l'empêchant de se rendre à une réunion de l'Union africaine à Addis-Abeba. L'homme politique centrafricain devait participer à un sommet sur la paix dans la capitale éthiopienne, suite à une invitation du président de la Commission de l'Union africaine. Cette annonce a été faite le 6 mai à Bangui, où Dologuélé, président de l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA), a publiquement contesté cette décision. Selon des informations rapportées, la confiscation de son document de voyage a été effectuée par le procureur de la République, une action qui a suscité la vive réaction de l'ancien Premier ministre. Anicet Georges Dologuélé a précisé que cette mesure l'avait concrètement empêché d'embarquer sur un vol à destination de la capitale éthiopienne, soulignant l'impact direct de cette décision sur sa participation à un événement international majeur.

Contexte de la fonction

Anicet Georges Dologuélé a occupé le poste de Premier ministre de la République centrafricaine de 1999 à 2001. Son mandat à la tête du gouvernement a marqué une période significative dans l'histoire politique du pays. Il est également membre du conseil d'administration du Fonds pour la Paix de l'Union africaine, une fonction qu'il exerce depuis 2018. Cette appartenance au conseil du Fonds pour la Paix de l'Union africaine note son engagement continu dans les initiatives de paix et de sécurité sur le continent africain. Son rôle au sein de cette institution lui confère une position influente dans les discussions et les stratégies visant à promouvoir la stabilité régionale. C'est précisément pour une réunion liée aux activités de ce Fonds qu'il devait se rendre à Addis-Abeba, capitale de l'Éthiopie.

Précédentes prises de position

Anicet Georges Dologuélé avait déjà exprimé des critiques acerbes concernant le processus électoral de l'année précédente. L'homme politique avait ainsi qualifié l'élection de « très éloignée de la vérité », selon des informations rapportées par l'agence Reuters. Lors de ce scrutin, Dologuélé avait obtenu 13,1% des voix, d'après les résultats officiels publiés par l'organe électoral du pays. Cette performance le positionnait comme une figure d'opposition notable. Dans un geste significatif l'année dernière, l'ancien Premier ministre a renoncé à sa nationalité française. Cette décision a été perçue comme un acte fort, renforçant son ancrage et son engagement exclusif envers la République centrafricaine. Ces prises de position et actions antérieures contribuent à éclairer le contexte politique dans lequel s'inscrit l'interdiction de voyager dont il fait l'objet.

Réactions et implications

L'interdiction de voyager imposée à Anicet Georges Dologuélé et la confiscation de son passeport diplomatique ont suscité des interrogations quant aux implications politiques en République centrafricaine. Anicet Georges Dologuélé devait se rendre à Addis-Abeba, capitale de l'Éthiopie, pour participer à une réunion du Fonds pour la Paix de l'Union africaine, suite à l'invitation du président de la Commission de l'Union africaine. L'ancien Premier ministre, également président de l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA), a dénoncé cette mesure prise à son encontre le 6 mai à Bangui. Cette décision intervient alors qu'il a précédemment critiqué le processus électoral qui s'est tenu l'année dernière, qualifiant le scrutin de "très éloignée de la vérité". Anicet Georges Dologuélé avait obtenu 13,1% des voix lors de cette élection, se positionnant ainsi comme une figure de l'opposition. La confiscation de son document de voyage par le procureur de la République soulève des questions sur la liberté de mouvement des personnalités politiques d'opposition dans le pays. Cette situation met en lumière les tensions politiques actuelles en République centrafricaine et la perception des droits des opposants par les autorités.